Les flatteurs des princes ont dit que la chasse était une image de la guerre; et en effet, les paysans, dont elle vient de ravager les champs, doivent trouver qu’elle la représente assez bien.
Image : Les flatteurs des princes ont dit...

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- La noblesse, disent les nobles, est un intermédiaire entre le roi et le peuple... Oui, comme le chien de chasse est un intermédiaire entre le chasseur et les lièvres.
- On peut être fille d’un chef de guerre et néanmoins trouver plus sage de bâtir sur la paix chez soi que sur les combats en terre étrangère.
- Le cheval : La plus noble conquête que l’homme ait jamais faite est celle de ce fier et fougueux animal, qui partage avec lui les fatigues de la guerre et la gloire des combats.
- La trahison reste toujours l’apanage de l’armée, et une fois de plus se confirme l’aphorisme comme quoi la liquidation de l’armée est le véritable début de la démocratie (si l’aphorisme n’existe pas, c’est moi qui l’invente).
- Le courage du cabinet est plus élevé et plus philosophique que celui du champ de bataille; le cheval même finit par apprendre ce dernier, mais le premier est plus difficile à apprécier.
- La chasse a toujours été la distraction favorite des hommes de guerre en temps de paix, c’est-à-dire dans les périodes plus ou moins brèves où la chasse à l’homme n’est pas ouverte.
- La guerre essaya de nous tuer durant le printemps. Nous mangions, et la guerre jeûnait, se nourrissant de ses propres privations. Elle faisait l’amour, donnait naissance, et se propageait par le feu.
- Et l’on peut dire avec assurance que si la Vendée fit du brigandage une guerre, la Bretagne fit de la guerre un brigandage.
- La guerre fait des nobles, aussi les nobles font-ils la guerre.
- Le bourgeois se rassure à la vue d’un gendarme, et l’homme d’esprit se délecte à celle d’un critique. Les chevaux hongres sont applaudis par les mulets.
- La rancune montait en leur âme. Ah ! Ce n’était pas l’amour, seule raison valable d’un esclavage passager, mais l’aventure avec tous ses obstacles de chair et l’odieuse hostilité de la matière.
- Rien n’empêche de supposer que le sorcier de la préhistoire, devant l’image d’un bison percé de flèches, a ressenti à de certains moments la même angoisse et la même ferveur que tel chrétien devant l’Agneau sacrifié.
- C’est ainsi que l’on devient un homme, un conquérant, un Attila en herbe : en reniant son passé, en écrasant autrui; surtout s’il est petit; surtout s’il nous renvoie l’image de ce que l’on fut naguère.
- Dans nos coeurs, de ses feux, de ses flèches cruelles, de son souris malin l’Amour naît tout armé : Hélas ! De tant d’attraits à peine est-on charmé Qu’il médite déjà l’usage de ses ailes.
- Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle, mais pourvu que ce fût dans une juste guerre.