La noblesse, disent les nobles, est un intermédiaire entre le roi et le peuple… Oui, comme le chien de chasse est un intermédiaire entre le chasseur et les lièvres.
Écrivain, 1740-1794 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons La noblesse, disent les nobles, est un intermédiaire entre le roi et le peuple… Oui, comme le chien de chasse est un intermédiaire entre le chasseur et les lièvres.
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Maximes et Pensées (1923), chapitre 8, 512
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Est-ce au peuple, madame, à se choisir un maître ? Sitôt qu’il hait un roi doit-on cesser de l’être ? Sa haine ou son amour sont-ce les premiers droits, qui font monter au trône ou descendre les rois ?
Les conquérants passeront toujours pour les premiers des hommes, comme on dira toujours que le lion est le roi des animaux.
La coutume, cette loi non écrite. Dont le peuple, même aux rois, impose le respect.
La vaillance et la fortune suffisent pour faire des conquêtes ; mais la sagesse et la justice seules peuvent soumettre les peuples conquis.
Folie pour folie, prenons les plus nobles.
Quand ils se tiennent devant vous les rois deviennent un genre de problème d’élocution.
Les princes ont un singulier penchant à accorder à ceux qui demandent, à employer ceux qui se présentent, et à croire des talents à ceux qui s’en donnent.
Il est le Roi, — c’est-à-dire un être extraordinaire, intermédiaire entre l’homme et Dieu, dépositaire de l’autorité divine.
Et le simple berger lui-même qui veille ses moutons sous les étoiles, s’il prend conscience de son rôle, se découvre plus qu’un berger. Il est une sentinelle. Et chaque sentinelle est responsable de tout l’empire.
La guerre fait des nobles, aussi les nobles font-ils la guerre.

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