La coutume, cette loi non écrite. Dont le peuple, même aux rois, impose le respect.
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- Que voit-on dans le monde ? Partout un respect naïf et sincère pour des conventions absurdes, pour une sottise (les sots saluent leur reine), ou bien des ménagements forcés pour cette même sottise (les gens d’esprit craignent leur tyran).
- Jamais la loi n’a rendu les hommes plus justes d’une seule once, mais, en raison du respect qu’ils lui portent.
- Les lieux réservés à la peine des hommes ont une noblesse qui force le respect.
- Le monde est plein de respect pour l’habileté, sous quelque forme qu’elle se montre. Pour lui le résultat fait en tout la loi.
- Signes de noblesse : ne jamais songer à rabaisser nos devoirs à être des devoirs pour tout le monde; ne pas vouloir renoncer à sa propre responsabilité, ne pas vouloir la partager; compter ses privilèges et leur exercice au nombre de nos devoirs.
- Ne pas écouter les on-dits, ne pas craindre le qu’en dira-t-on dans ses décisions, telle est la morale du roi.
- Les rois ne sont que les esclaves de leur condition, ils ne sauraient suivre leur coeur.
- Le peuple est un souverain sans mémoire. Le pardon lui est aussi naturel que l’ingratitude.
- Le silence des peuples est la leçon des rois !
- La noblesse, disent les nobles, est un intermédiaire entre le roi et le peuple... Oui, comme le chien de chasse est un intermédiaire entre le chasseur et les lièvres.
- Crains Dieu, et honore tes parents; respecte tes amis, et obéis aux lois.
- Les rois font des hommes comme des pièces de monnaie; ils les font valoir ce qu’ils veulent, et l’on est forcé de les recevoir selon leur cours, et non pas selon leur véritable prix.
- La connaissance donne le pouvoir, mais la force de caractère entraîne le respect.
- La multitude de ceux qui se livrent au plaisir sans respect a plus fait pour le déshonorer que ceux qui le condamnent et s’en abstiennent.
- Il n’est rien de moins aristocrate que l’amour; tel grand seigneur court les boniches, de qui sa femme viole la livrée.