La vaillance et la fortune suffisent pour faire des conquêtes ; mais la sagesse et la justice seules peuvent soumettre les peuples conquis.
Écrivain, 1753-1830La vaillance et la fortune suffisent pour faire des conquêtes ; mais la sagesse et la justice seules peuvent soumettre les peuples conquis.
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Histoire des Gaulois contenant l'origine, les moeurs, les usages et cérémonies religieuses
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Beauté, richesse et pouvoir séduisent le vice et ricanent de la vertu.
Pour cela il fault que puissance et fortune soyent concurrentes en un, avec justice et prudence.
Privilège semblable à celui de la noblesse, la beauté ne se peut acquérir, elle est partout reconnue, et vaut souvent plus que la fortune et le talent, elle n’a besoin que d’être montrée pour triompher, on ne lui demande que d’exister.
Ne pouvant fortifier la justice, on a justifié la force, afin que le juste et le fort fussent ensemble, et que la paix fût, qui est le souverain bien.
Le propre de la sagesse et de la vertu est de gouverner bien ; le propre de l’injustice et de l’ignorance est de gouverner mal.
Et le pouvoir terrestre est plus semblable à Dieu quand la clémence adoucit la justice.
Il n’y a point de grand conquérant qui ne soit grand politique. Un conquérant est un homme dont la tête se sert, avec une habileté heureuse, du bras d’autrui.
Le trafic de la sagesse vaut mieux que celui de l’argent, et le fruit qu’on en tire est plus excellent que l’or le plus fin et le plus pur.
Le courage commande à la fortune.
S’il ne fallait pas faire d’efforts pour conquérir le bonheur et la liberté, c’est que cela ne vaudrait pas la peine de les conquérir.

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