Privilège semblable à celui de la noblesse, la beauté ne se peut acquérir, elle est partout reconnue, et vaut souvent plus que la fortune et le talent, elle n’a besoin que d’être montrée pour triompher, on ne lui demande que d’exister.
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- Les jeunes gens sont tous disposés à se fier aux promesses d’un joli visage, à conclure de la beauté de l’âme par celle des traits. Un sentiment indéfinissable les porte à croire que la perfection morale concorde toujours à la perfection physique.
- La volonté peut et doit être un sujet d’orgueil bien plus que le talent. Si le talent a son germe dans une prédisposition cultivée, le vouloir est une conquête faite à tout moment sur les instincts, sur les goûts domptés, refoulés, sur les fantaisies et les entraves vaincues, sur les difficultés de tout genre héroïquement surmontées.
- Ah ! La gloire, triste denrée. Elle se paye cher et ne se garde pas. Ne serait-elle point l’égoïsme des grands hommes, comme le bonheur est celui des sots.
- Beauté, richesse et pouvoir séduisent le vice et ricanent de la vertu.
- Le charme, parce qu’il est magique, est indéfinissable : en concurrence avec la beauté, il la surpasse souvent par cette énigme qui le nimbe : «Un je ne sais quel charme encor vers vous m’emporte».
- La beauté pour le sexe est un rare trésor De l’admirer jamais on ne se lasse Mais ce qu’on nomme bonne grâce Est sans prix et vaut mieux encore.
- La distinction est un charme plus grand que la beauté, comme la grâce, car il est plus rare.
- J’entends par beauté celle qui s’épanouit en générosité, équité et respect. Celle là seule est capable de changer le monde, car elle est plus puissantes que toutes les beautés créées de la main de l’homme.
- Sans la beauté, la vie ne vaut probablement pas la peine d’être vécue, et que d’autre part une certaine forme de mal vient justement de l’usage terriblement perverti que l’on fait de la beauté.
- La beauté ou la laideur d’un caractère n’est pas seulement dans les actions accomplies, mais dans les aspirations et les désirs. La véritable histoire d’un être n’est point dans ce qu’il a fait, mais dans ce qu’il a voulu faire.
- Ce qui permet de contempler la nécessité et de l’aimer, c’est la beauté du monde. Sans la beauté ce ne serait pas possible.
- O prestige enchanteur ! ô pouvoir de la grâce ! De ses charmes touchants tous les coeurs sont épris : Où la grace paroît, tout autre objet s’efface; Sur la beauté la grace obtient encor le prix.
- Dans le monde il n’est rien de beau que l’équité : Sans elle la valeur, la force, la bonté, et toutes les vertus dont s’éblouit la terre, ne sont que faux brillants, et que morceaux de verre.
- Un dévouement absolu, la foi sans bornes, un amour insensé, toutes ces richesses d’un coeur aimant et vrai ne sont rien; elles servent à aimer et ne font pas qu’on soit aimé.
- Il faut que la beauté soit sensible, qu’elle nous procure une jouissance immédiate, qu’elle s’impose ou s’insinue en nous sans que nous ayons aucun efforts à faire pour la saisir. Voyez Léonard de Vinci, voyez Mozart. Voilà de grands artistes !