Je comprends d’instinct que sans la beauté, la vie ne vaut probablement pas la peine d’être vécue, et que d’autre part une certaine forme de mal vient justement de l’usage terriblement perverti que l’on fait de la beauté.

Je comprends d’instinct que sans la beauté, la vie ne vaut probablement pas la peine d’être vécue, et que d’autre part une certaine forme de mal vient justement de l’usage terriblement perverti que l’on fait de la beauté.

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Cinq méditations sur la beauté
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La vie est une passion par laquelle la beauté passe à une perfection moindre.
On ne peut pas éviter la beauté, ni le mal absolu qu’elle nous cause.
Ce n’est pas la beauté que nous aimons, mais l’échec : l’effort inutile pour rester toujours jeune, échec des nerfs, échec du corps. La beauté est comme la réussite ; nous ne pouvons l’aimer longtemps.
La beauté est une contradiction voilée.
Dommage que la vie soit rarement aussi belle que nos songes.
Trop se soucier des objets peut vous tuer. Si ce n’est que, si vous vous souciez suffisamment d’une chose, elle prend vie, non ? Et n’est-ce pas leur but, quand elles sont belles, de vous relier à une beauté supérieure ?
La beauté n’est pas que physique. Il s’agit de ce que vous représentez, comment vous vivez votre vie.
Privilège semblable à celui de la noblesse, la beauté ne se peut acquérir, elle est partout reconnue, et vaut souvent plus que la fortune et le talent, elle n’a besoin que d’être montrée pour triompher, on ne lui demande que d’exister.
La vie n’est pas un concours de beauté. L’intelligence perdure. La jeunesse et la beauté sont saisonniers.
Pour le pire type d’homme, la beauté est la qualité qui, avec l’argent, est la plus attirante.

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