La trahison reste toujours l’apanage de l’armée, et une fois de plus se confirme l’aphorisme comme quoi la liquidation de l’armée est le véritable début de la démocratie (si l’aphorisme n’existe pas, c’est moi qui l’invente).
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- Il en sera bientôt du mythe totalitaire ce qu’il en est présentement du mythe démocratique, car le cynisme ne soulage qu’un moment les consciences écoeurées par l’hypocrisie.
- Dommage que l’opinion publique mondiale ne soit pas près d’accepter la solution la plus simple pour établir une paix durable dans le monde : que les gentils lancent des bombes sur tous les méchants qu’ils suspectent d’en détenir aussi.
- J’ai toujours été heurté par la parole des politiques, celle des promesses non tenues. Et le silence intérieur de ceux qui, pour n’avoir pas osé se prononcer, ont encouragé des massacres.
- La souveraineté du peuple, c’est la nation à l’état abstrait, c’est l’âme du pays; elle se manifeste sous deux formes : d’une main, elle écrit, c’est la liberté de la presse; de l’autre, elle vote, c’est le suffrage universel.
- Je connais la guerre comme peu d’autres hommes vivant actuellement la connaissent, et rien d’autre ne m’est plus répugnant. J’ai longuement préconisé son abolition complète, car sa capacité à détruire alliés autant qu’ennemis l’a rendue inutile comme méthode de résolution de conflits internationaux.
- Pour maintenir le respect du pouvoir absolu, il faut qu’il brille de l’éclat de la victoire; et la gloire militaire est ce qui fait le plus d’illusions sur la perte de la liberté.
- La guerre justifie l’existence des militaires. En les supprimant.
- Le premier élément d’une dictature est une force militaire permanente, comme le premier élément d’un civet est un lièvre.
- Premier banquier : - C’est foutu. Un gouvernement de traîtres nous brade notre empire. Deuxième banquier : - Ainsi, de l’Indépendance ils ont fixé la date !
- Mais un attentat reste un attentat. A l’usure, on peut le gérer techniquement mais pas humainement. L’émoi et l’effroi ne font pas bon ménage avec le sang-froid. Lorsque l’horreur frappe, c’est toujours le coeur qu’elle vise en premier.
- Les guerres ont toutes sortes de prétextes, mais n’ont jamais qu’une cause, l’armée. Otez l’armée, vous ôtez la guerre. Mais comment supprimer l’armée ? Par la suppression des despotismes.
- Une doctrine, quelle qu’elle soit, politique, religieuse ou sociale, ne se produit jamais sans trouver plus de contradicteurs que d’adeptes, et ne recrute quelques soldats qu’après avoir fait beaucoup de martyrs.
- Il suffit d’ajouter "militaire" à un mot pour lui faire perdre sa signification. Ainsi la justice militaire n’est pas la justice, la musique militaire n’est pas la musique.
- Le métier de soldat est l’art du lâche; c’est l’art d’attaquer sans merci quand on est fort, et de se tenir loin du danger quand on est faible; voilà tout le secret de la victoire.
- Cette guerre ne ressemble pas à celles du passé : quiconque occupe un territoire lui impose aussi son système social. Tout le monde impose son propre système aussi loin que son armée peut avancer. Il ne saurait en être autrement.