Leur regard portait une étrange mélancolie qui les accompagnerait toute leur vie, disparaissant par moments pour revenir plus loin, à la croisée du chemin, tel un zombie facétieux contre lequel ils ne cesseraient de se battre.
Image : Leur regard portait une étrange mélancolie...

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- L’histoire était stupéfiante. Ainsi donc, si difficile à imaginer que ce soit, que d’évènements se produisaient dans l’existence des gens, tragédies, chagrins, miracles, instants qui modifiaient une vie entière.
- Ah ! Combien de testateurs regretteraient en mourant et leur vie et leurs biens, s’ils pouvaient voir après leur mort les figures de leurs héritiers.
- La vie en se retirant venait d’emporter les désillusions de la vie.
- Comme c’est étrange, pensait Attila, ce que la vie nous fait, où elle nous emporte et nous dépose, perdus quelque part entre l’irréparable et l’insaisissable.
- N’avez-vous jamais croisé de ces êtres qui semblent ne pas se trouver sur votre chemin par hasard, mais par une sorte d’évidence si bouleversante que votre existence en est subitement transformée ?
- Qui n’a été terrifié par cette idée qu’il allait un jour oublier sa vie ?
- Je ne crois pouvoir comparer mieux qu’au mal de mer ces vertiges du coeur et de l’âme. La vie sans Marthe, c’était une longue traversée.
- Illusion dérisoire de tenir la vie alors que celle-ci fuit de tous côtés, indomptée, indomptable, fière. Libre.
- Seuls, les puissants et les grands brigands confondent la vie et le monde. Ils sont fous; ils croient que pour atteindre le paradis il suffit de poser son cul sur la tête des pauvres et de les cravacher pour les pousser au ciel.
- Rien n’est plus tragique que de rencontrer un individu à bout de souffle, perdu dans le labyrinthe de la vie.
- La vérité, que personne n’avoue, c’est qu’une fois les illusions enfuies, on passe sa vie à souffler sur le miroir aux regrets. Mais toujours la buée s’efface.
- Le pessimisme, cette cruauté des vaincus qui ne sauraient pardonner à la vie d’avoir trompé leur attente.
- Il a donc grimpé toute sa vie vers cette crête d’où l’on aperçoit l’autre côté des choses, qui est mort et massacre avec la clangorante épopée, la chevauchée renouée des paladins modernes.
- Je n’avais pas découvert que la ligne de fuite, trompeuse, du futur, devenait, comme dans un spectacle de magie inexplicable, l’étranglant carcan du passé. Que les projets devenaient regrets, les espoirs souvenirs, la vie la mort.
- Et ces deux âmes, soeurs tragiques, s’envolèrent ensemble, l’ombre de l’une mêlée à la lumière de l’autre.