Il a donc grimpé toute sa vie vers cette crête d’où l’on aperçoit l’autre côté des choses, qui est mort et massacre avec la clangorante épopée, la chevauchée renouée des paladins modernes.
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- Le lépreux trébucha, tomba par terre et dit : la vie continue.
- Comme c’est étrange, pensait Attila, ce que la vie nous fait, où elle nous emporte et nous dépose, perdus quelque part entre l’irréparable et l’insaisissable.
- Leur regard portait une étrange mélancolie qui les accompagnerait toute leur vie, disparaissant par moments pour revenir plus loin, à la croisée du chemin, tel un zombie facétieux contre lequel ils ne cesseraient de se battre.
- Vieillir et mourir à Delphes, réconcilié avec une vie qui a su, par sa ressemblance visible, approcher de si près l’idéal !
- Et un tourbillon du nord, errant ça et là Comme un loup qui aurait flairé un enfant mort, secoua les rameaux ainsi chargés, et lourds, et raides, et les brisa net de sa griffe rigide.
- Mais le dernier homme était resté là, sur le chemin. Il posa son fusil par terre, déboucla son ceinturon d’un geste fébrile, s’empêtra quelques secondes dans ses buffleteries et posa culotte.
- Du haut de son cheval, l’apprenti verrier vit la colère des hommes s’apaiser au fur et à mesure qu’ils s’éloignaient du corps sans vie de Gondelac. La bêtise, ce monstre qui entraîne les foules en ôtant aux hommes tout jugement, avait gagné !
- C’était un joueur de la grande espèce, un homme dont la vie (véritable fantasmagorie d’ailleurs) n’avait de signification et de réalité que quand il tenait des cartes...
- Incapable de s’ajuster à la vie contemporaine qui le pénétrait de dégoût, il résidait au fond de son propre coeur, tel que, dans son antre, un dragon d’avant le déluge, inconsolable et hagard de la destruction de son espèce.
- Toute sa vie, il a lutté contre la meute acharnée de ses créanciers, à ses trousses depuis sa jeunesse, et le désastre financier de son imprimerie, origine de tous les embarras qui suivirent.
- Pour sauver ce vieux monde il faut un Dieu nouveau, et le prêtre demande un autre sacrifice. Voici bien deux mille ans que l’on saigne l’Agneau; Il est mort à la fin, et sa gorge épuisée N’a plus assez de sang pour teindre le couteau.
- Mais un homme qui a fait une fois un bond dans le paradis, comment pourrait-il s’accomoder ensuite de la vie de tout le monde ?
- L’étonnant, c’est qui ait souffert si longtemps : il usurpait sa vie.
- Le Rêve est une seconde vie. Je n’ai pu percer sans frémir ces portes d’ivoire ou de corne qui nous séparent du monde invisible.
- Il s’était rendu coupable de haute mécréance, un crime par la pensée, il avait rêvé de révolte, de liberté et d’une vie nouvelle au-delà des frontières.