L’étonnant, c’est qu’il ait souffert si longtemps : il usurpait sa vie.
Poète, 1564-1616 Image : Attributed to John Taylor, Domaine public, Wikimedia Commons L’étonnant, c’est qu’il ait souffert si longtemps : il usurpait sa vie.
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Othello ; Le roi Lear ; Macbeth
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Il demeurait immobile, abruti d’étonnement et de souffrance…
Le voilà délivré des maux de la vie et, comme disait Fontenelle, de la difficulté d’être…
Et une fois, il fut frappé d’apoplexie, foudroyé sur les ruines de son entreprise.
Il avait été toute sa vie un grand séduit beaucoup plus qu’un vulgaire séducteur.
L’homme est sujet à mille maux, sa vie est un tissu de misères, et il ne semble naître que pour souffrir.
Il en voulait à la vie de cette maladie sur laquelle il n’avait aucun pouvoir et qui lui gâchait le meilleur de son existence.
Pour moi, c’était la tragédie ultime, la véritable tragédie : comme tous les morts du monde, il avait été rétrogradé une fois pour toutes d’esprit hanté à esprit qui hante.
Il commença à se dire qu’il ne regrettait pas d’avoir eu une vie si tourmentée : il y avait gagné de l’expérience.
La mortification lui rend la mort familière ; le détachement des plaisirs le désaccoutume du corps, il n’a point de peine à s’en séparer ; il a déjà depuis fort longtemps, ou dénoué ou rompu les liens les plus délicats qui nous y attachent.
Il nageait dans ce qu’il appelait la vie conjucalme.

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