Il en voulait à la vie de cette maladie sur laquelle il n’avait aucun pouvoir et qui lui gâchait le meilleur de son existence.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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L’étonnant, c’est qu’il ait souffert si longtemps : il usurpait sa vie.
Il avait pour lui le respect d’un homme qui a pesé la vie dans tous les trébuchets du mépris et qui trouvait que rien n’est plus beau, après tout, que la force humaine écrasée par la stupidité du destin.
L’homme est sujet à mille maux, sa vie est un tissu de misères, et il ne semble naître que pour souffrir.
Il n’avait rien trouvé à faire de sa vie, ni métier, ni femme, ni crime. Hébergé chez sa mère, il durait pauvrement.
Il n’était même pas sûr d’être en vie puisqu’il vivait comme un mort.
Celui-ci en était arrivé à ce point que la mort lui paraissait préférable à la dure existence qu’il menait.
L’homme n’emporte dans la mort que ce qu’il renonça de posséder dans la vie.
Incapable de s’ajuster à la vie contemporaine qui le pénétrait de dégoût, il résidait au fond de son propre cœur, tel que, dans son antre, un dragon d’avant le déluge, inconsolable et hagard de la destruction de son espèce.
Le seul moyen de ne détruire aucune parcelle de vie serait de ne pas exister, ce qui est tout de même gênant pour qui veut profiter de la vie.
La maladie fait trouver du plaisir dans la santé, le mal dans le bien, la famine dans l’abondance, l’épuisement dans le repos.

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