Il n’avait rien trouvé à faire de sa vie, ni métier, ni femme, ni crime. Hébergé chez sa mère, il durait pauvrement.
Source : Leurs enfants après eux
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Il n’avait rien trouvé à faire de sa vie, ni métier, ni femme, ni crime. Hébergé chez sa mère, il durait pauvrement.
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Il n’avait pas d’argent, même pas cent sous pour payer son entrée à lui.
Il en voulait à la vie de cette maladie sur laquelle il n’avait aucun pouvoir et qui lui gâchait le meilleur de son existence.
Il ne fut jamais moderé en ses concupiscences, ny par pauvreté lorsqu’il estoit jeune, ny par l’aage après qu’il fut devenu vieil.
Aucun mortel ne traverse intact sa vie sans payer.
Il n’était même pas sûr d’être en vie puisqu’il vivait comme un mort.
Toute sa vie, il a lutté contre la meute acharnée de ses créanciers, à ses trousses depuis sa jeunesse, et le désastre financier de son imprimerie, origine de tous les embarras qui suivirent.
La pauvreté n’a pas de quoi nourrir l’amour.
Il n’avait aucune force pour une autre guerre que sa propre lutte solitaire pour rester en vie.
Quel endroit sinistre ! songea-t-il. Une prison sans murs, une condamnation à vie répétée en boucle. Personne n’était heureux, personne n’était quoi que ce soit ; les gens existaient, point final. C’était d’un ennui incroyable.
Ses enfants n’étaient pas le cœur de sa vie, ils étaient la vie de son propre cœur.

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