Pour sauver ce vieux monde il faut un Dieu nouveau, et le prêtre demande un autre sacrifice. Voici bien deux mille ans que l’on saigne l’Agneau; Il est mort à la fin, et sa gorge épuisée N’a plus assez de sang pour teindre le couteau.
Image : Pour sauver ce vieux monde il...

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- Quoi de plus inhumain qu’un sacrifice humain ?
- Celui qui recherche l’aventure la rencontrera - à la mesure de son courage. - Celui qui cherche le sacrifice, sera sacrifié - à la mesure de sa pureté.
- Est-il un plus beau sacrifice ? Est-il une abnégation de soi-même et une mortification plus parfaite ?
- Le sacrifice est le seul domaine aussi fort que celui du mal.
- Dieu se manifeste, il nous guide la distance d’une lieue, puis il laisse tomber. Et tout alors demeure pire qu’avant. Cette vie est la tête à l’envers, personne ne peut mesurer ses cueillettes et pertes.
- Ce n’est pas un sacrifice de quitter une pauvre vie dans laquelle on éprouve tant de difficultés pour appartenir à Dieu !
- La seule façon pour Dieu de s’exonérer d’une responsabilité écrasante, c’est de ne pas exister. On peut pardonner à Dieu s’il n’existe pas. S’il existe, je crains qu’il ne faille trop souvent le maudire.
- Dieu est pour le bien des hommes à quelques conditions : qu’on l’honore, qu’on le prie, qu’on lui fasse des sacrifices. Sinon, dieu devient terrible ! Il te fait le déluge, l’exil, la guerre, la sécheresse, la foudre, au choix.
- Nous n’avons plus d’argent pour enterrer nos morts. Le prêtre est là, marquant le prix des funérailles; Et les corps étendus, troués par les mitrailles, attendent un linceul, une croix, un remords.
- Si la masse était émotive, il n’y aurait plus de guerres, plus de boucheries. Les moments émus de la masse tournent vite à l’hystérie, à la sauvagerie, au pillage, au sacrifice.
- L’homme moderne se promène à travers les pauvres, enjambe les mendiants, convaincu que son sacrifice au travail justifie son indifférence. Mieux, il arrive à se convaincre que, s’ils sont pauvres, c’est parce qu’ils refusent le sacrifice.
- Il a donc grimpé toute sa vie vers cette crête d’où l’on aperçoit l’autre côté des choses, qui est mort et massacre avec la clangorante épopée, la chevauchée renouée des paladins modernes.
- Que ce monde sans amour était comme un monde mort et qu’il vient toujours une heure où on se lasse des prisons, du travail et du courage pour réclamer le visage d’un être et le coeur émerveillé de la tendresse.
- Quel est l’homme qui ne meurt pas insolvable envers son père ? Il lui doit la vie, et ne peut la lui rendre. La terre fait constamment faillite au soleil ! La vie, madame, est un emprunt perpétuel ! Et n’emprunte pas qui veut !