C’était un joueur de la grande espèce, un homme dont la vie (véritable fantasmagorie d’ailleurs) n’avait de signification et de réalité que quand il tenait des cartes…
Écrivain, 1808-1889C’était un joueur de la grande espèce, un homme dont la vie (véritable fantasmagorie d’ailleurs) n’avait de signification et de réalité que quand il tenait des cartes…
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Source vérifiée
Les Diaboliques (1874), Le dessous de cartes d’une partie de whist
… Quoi d’étonnant?C’était un joueur de la grande espèce, un homme dont la vie (véritable fantasmagorie d’ailleurs) n’avait de signification et de réalité que quand il tenait des cartes, un homme, enfin, qui répétait sans cesse que le premier bonheur était de gagner au jeu, et que le second était d’y perdre: magnifique axiome qu’il avait pris à Sheridan, mais qu’il appliquait de manière à se faire absoudre de l’avoir pris. Du reste, à ce vice du jeu près (en considération duquel le marquis de Saint-Albans lui eût pardonné les plus éminentes vertus), M. Hartford passait pour avoir toutes les qualités pharisaïques et protestantes que les Anglais sous-entendent dans le …
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Il avait été toute sa vie un grand séduit beaucoup plus qu’un vulgaire séducteur.
Il avait, tout léger qu’il était et sans que cela coutât rien à sa gaieté, une certaine façon d’être, imposante, digne, honnête et bourgeoisement altière ; et son grand âge s’y ajoutait.
Il avait pour lui le respect d’un homme qui a pesé la vie dans tous les trébuchets du mépris et qui trouvait que rien n’est plus beau, après tout, que la force humaine écrasée par la stupidité du destin.
Il s’était considéré comme un crétin il en était venu à l’accepter en tant qu’élément de sa vie.
Son bonhomme était un cavaleur de première : main au cul, haleine fraîche, œil de velours…
Cet homme avait tant d’intelligence qu’il n’était presque plus bon à rien dans ce monde.
C’était quelqu’un d’ouvert, d’heureux, d’épanoui et de confiant, qui croyait en la bienveillance divine, la sainteté du mariage, et la bonté innée de la nature humaine. Sa stupidité ne s’arrêtait pas là.
Il était d’origine grecque ; et sa beauté l’aurait fait croire, car il était beau, et, le Diable m’emporte ! Peut-être trop pour un soldat.
Il était une fois un homme fidèle, c’est une belle histoire. Il était une fois une femme fidèle, c’est un conte de fées.
L ’homme de talent met virtuellement l’image dans le mot.

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