Cet homme avait tant d’intelligence qu’il n’était presque plus bon à rien dans ce monde.
Écrivain, 1742-1799Cet homme avait tant d’intelligence qu’il n’était presque plus bon à rien dans ce monde.
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Aphorismes
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Il avait pour lui le respect d’un homme qui a pesé la vie dans tous les trébuchets du mépris et qui trouvait que rien n’est plus beau, après tout, que la force humaine écrasée par la stupidité du destin.
Il avait été toute sa vie un grand séduit beaucoup plus qu’un vulgaire séducteur.
C’était un joueur de la grande espèce, un homme dont la vie (véritable fantasmagorie d’ailleurs) n’avait de signification et de réalité que quand il tenait des cartes…
Décidément, ce garçon ne connaissait pas la modération, il pouvait se montrer d’une intelligence confondante et, face au moindre désagrément physique, devenir aussi stupide et borné qu’une bête de somme !
Pierre avait le génie imitatif ; il n’avait pas le vrai génie, celui qui crée et fait tout de rien.
Il avait, tout léger qu’il était et sans que cela coutât rien à sa gaieté, une certaine façon d’être, imposante, digne, honnête et bourgeoisement altière ; et son grand âge s’y ajoutait.
L’intelligence est presque inutile à celui qui ne possède qu’elle.
Il était chargé d’un des cours de philosophie : jamais on ne vit plus amère trahison ; son dédain pour la philosophie perçait à chaque mot ; c’était un perpétuel sarcasme, où il développait une sorte de talent âpre.
Ils étaient incultes, c’est-à-dire intelligents mais sans les livres capables de leur nommer, soit cette intelligence, soit cette inculture.
Les hommes sont les êtres les plus faibles du monde parce qu’ils sont intelligents. L’intelligence est exactement l’art de perdre de vue.

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