Il était chargé d’un des cours de philosophie : jamais on ne vit plus amère trahison ; son dédain pour la philosophie perçait à chaque mot ; c’était un perpétuel sarcasme, où il développait une sorte de talent âpre.

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Souvenirs d’enfance et de jeunesse (1883), chapitre IV

Dans l’œuvre
… Au moins ne fut-il pas de « ceux qui, sachant aimer, n’en ont pas su mourir ». Tantôt je le vois perdu au ciel parmi les troupes d’anges roses d’un paradis du Corrège; tantôt je me figure la femme qu’il eût pu rendre folle d’amour le flagellant durant toute l’éternité. Ce qu’il y avait d’injuste, c’est qu’il se vengeait des troubles de sa nature inquiète sur la raison, qui peut-être n’y était pour rien. Il pratiquait l’absurdité voulue de Tertullien, se complaisait en la folie de saint Paul.Il était chargé d’un des cours de philosophie: jamais on ne vit plus amère trahison; son dédain pour la philosophie perçait à chaque mot; c’était un perpétuel sarcasme, où il développait une sorte de talent âpre.M. Gosselin, qui prenait au sérieux la scolastique, réagissait silencieusement contre ces excès. Mais le fanatisme rend parfois très sagace. M. Gottofrey me remarqua, me suivit; il démêla ce que l’optimisme paterne de M. Gosselin ne savait point voir. Il porta la foudre dans ma conscience, comme je le dirai bientôt, et, d’une main je me dissimulais à moi-même les blessures d’une foi déjà profondément atteinte.
Vérifiée le
9 octobre 2026
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  1. Il définissait la philosophie comme l’art de trouver une mauvaise raison à ce que l’on croit d’instinct.
    Source secondaireLe Meilleur des mondes (1932), p. 259
  2. Il avait été toute sa vie un grand séduit beaucoup plus qu’un vulgaire séducteur.
    Source vérifiée Le Coq de bruyère
  3. De part en part il n’y a que rhétorique et bluff dans cet homme-là.
    Source vérifiée Journal, 10 janvier 1906
  4. Le plus grand philosophe du monde, sur une planche plus large qu’il ne faut, s’il y a au-dessous un précipice, quoique sa raison le convainque de sa sûreté, son imagination prévaudra. Plusieurs n’en sauraient soutenir la pensée sans pâlir et suer.
    Source vérifiée Pensées (1670), 104
  5. On mettait ses impairs sur le compte d’un manque d’éducation ou d’un bon-garçonnisme un peu bohème inhérent à son métier de comédien.
    Source vérifiée Emmène-moi au bout du monde!... (1956)
  6. L’habitude de la défiance et du mensonge figeaient ses traits dès qu’il cachait un sentiment vif.
    Source vérifiée La Fin de Chéri (1926), chapitre 1
  7. Cet homme avait tant d’intelligence qu’il n’était presque plus bon à rien dans ce monde.
    Source vérifiée (1742-1799)
  8. Socrate se disait philosophe au vrai sens du terme. Un « philo-sophe » signifie « celui qui cherche à atteindre la sagesse ».
    Source vérifiée Le monde de Sophie (1991)
  9. Un humoriste n’a pas de camp ou bien il n’est plus un humoriste. Le seul camp qu’il se soit à jamais choisi est celui de l’intelligence.
    Source vérifiée Chambre à part (2002)
  10. C’est alors qu’il donne l’ordre fou, l’ordre jugé délirant, absurde, imbécile et despotique par le peuple et par tout son entourage.
    Source vérifiée Le théâtre et son double (1938), chapitre I
« Il était chargé d’un des cours de philosophie : jamais on ne vit plus amère trahison ; son dédain pour la phil... » — Ernest Renan

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Ernest Renan. (1883). Souvenirs d’enfance et de jeunesse (chapitre IV).
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Ernest Renan. Souvenirs d’enfance et de jeunesse. 1883. chapitre IV.