De part en part il n’y a que rhétorique et bluff dans cet homme-là.
Écrivain, 1869-1951 Image : Ottoline Morrell (1873-1938), Domaine public, Wikimedia Commons De part en part il n’y a que rhétorique et bluff dans cet homme-là.
Écrivain, 1869-1951 Image : Ottoline Morrell (1873-1938), Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
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Journal (1922)
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Celui qui, en arrivant, dit, « Cela n’est pas ainsi, » est certainement un homme qui aime la dispute.
Chez l’homme, le Beau n’est qu’une flatteuse exception, une chimère à laquelle il s’efforce de croire.
La terreur qu’il répandait était telle, que non seulement les gens du pays ne lui parlaient pas, mais qu’ils évitaient de parler de lui. On disait seulement : « Il a été en justice. ».
Un homme qui a manqué à sa parole une fois ne saurait appuyer sa cause sur l’honneur.
Il délire, mais sa folie ne manque pas de méthode.
À force de parler, un homme finit par croire à ce qu’il dit.
Il était chargé d’un des cours de philosophie : jamais on ne vit plus amère trahison ; son dédain pour la philosophie perçait à chaque mot ; c’était un perpétuel sarcasme, où il développait une sorte de talent âpre.
On ne peut faire qu’un tort à l’homme. Considérable. C’est de le croire sur parole. De ne jamais mettre en doute ce qu’il dit.
Un homme qui n’est pas fidele à lui-même devient un mensonge à deux jambes.
L’homme politique qui prétend ne jamais avoir menti ne fait qu’un mensonge de plus.

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