Il délire, mais sa folie ne manque pas de méthode.
Poète, 1564-1616 Image : Attributed to John Taylor, Domaine public, Wikimedia Commons Source : Hamlet (1601)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Il délire, mais sa folie ne manque pas de méthode.
Poète, 1564-1616 Image : Attributed to John Taylor, Domaine public, Wikimedia Commons Source : Hamlet (1601)
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Est sage celui qui redoute le fou.
Ne pouvant se corriger de sa folie, il tentait de lui donner l’apparence de la raison.
À sa pensée vacillante, mobile, difficile à contenir, difficile à maîtriser, l’homme intelligent impose la même rectitude qu’un faiseur de flèches à une flèche.
Si seulement le fou s’obstinait dans sa folie, il deviendrait sage.
C’est alors qu’il donne l’ordre fou, l’ordre jugé délirant, absurde, imbécile et despotique par le peuple et par tout son entourage.
Quand il veut être grivois, il cite du Pétrone : c’est une manière d’échapper à notre temps ; tout son effort tend à se désincarner.
La folie chez les grands ne doit pas aller sans surveillance.
Il s’avance dans la vie comme un hurluberlu et risque de ne prendre quelque expérience qu’en s’échaudant cruellement.
Le fou est celui qui perd son chemin sans pouvoir le retrouver.
L’indifférent n’éprouve jamais l’envie de tuer. L’assiette vide, il la repousse, et s’en va. L’enragé fixe la sienne d’un œil sombre, et reste, même pitoyable, même ridicule. Ces amours-propres ne l’atteignent plus.

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