C’est alors qu’il donne l’ordre fou, l’ordre jugé délirant, absurde, imbécile et despotique par le peuple et par tout son entourage.
Écrivain, 1896-1948C’est alors qu’il donne l’ordre fou, l’ordre jugé délirant, absurde, imbécile et despotique par le peuple et par tout son entourage.
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Source vérifiée
Le théâtre et son double (1938), chapitre I
Un navire absent de Beyrouth depuis un mois, le Grand-Saint-Antoine, demande la passe et propose de débarquer.C’est alors qu’il donne l’ordre fou, l’ordre jugé délirant, absurde, imbécile et despotique par le peuple et par tout son entourage.Dare-dare, il dépêche vers le navire qu’il présume contaminé la barque du pilote et quelques hommes, avec l’ordre pour le Grand-Saint-Antoine d’avoir à virer de bord tout de suite, et de faire force de voiles hors de la ville, sous peine d’être coulé à coups de canon. …
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Il délire, mais sa folie ne manque pas de méthode.
Est sage celui qui redoute le fou.
Un homme à qui le pouvoir monte à la tête est toujours ridicule.
Dire la même chose de tout un peuple, c’est supposer un peuple de foux : la folie ne fait pas droit.
Il y a une folie organisatrice qui est l’ennemie jurée de l’ordre.
Il avait pour lui le respect d’un homme qui a pesé la vie dans tous les trébuchets du mépris et qui trouvait que rien n’est plus beau, après tout, que la force humaine écrasée par la stupidité du destin.
Afflelou, à force de rendre les gens fous, il commence à le devenir.
De part en part il n’y a que rhétorique et bluff dans cet homme-là.
Il est bête, mais il écoute les gens d’esprit avec patience.
Un dictacteur n’est qu’une fiction. Son pouvoir se dissémine en réalité entre de nombreux sous-dictateurs anonymes et irresponsables dont la tyrannie et la corruption deviennent bientôt insupportables.

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