À force de parler, un homme finit par croire à ce qu’il dit.
Romancier, 1799-1850 Image : Louis-Auguste Bisson, Domaine public, Wikimedia Commons À force de parler, un homme finit par croire à ce qu’il dit.
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Illusions perdues (1837), Ève et David
… S’il dispose la balistique du Droit, s’il fouille dans l’arsenal des moyens que présentent les contradictions de la Jurisprudence, il garde sa conviction sur l’affaire, à laquelle il s’efforce de préparer un triomphe. En un mot, la pensée grise beaucoup moins que la parole.À force de parler, un homme finit par croire à ce qu’il dit; tandis qu’on peut agir contre sa pensée sans la vicier, et faire gagner un mauvais procès sans soutenir qu’il est bon, comme le fait l’avocat plaidant. Aussi le vieil avoué de Paris peut-il faire, beaucoup mieux qu’un vieil avocat, un bon juge. …
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Un type qui veut observer une minute de silence, il est obligé de le dire avant, sinon on croit qu’il se tait…
Un homme qui renonce au monde se met dans la condition de le comprendre.
L’homme obtus manque d’esprit, le sot d’entendement.
Mais l’homme se déprave dès qu’il a dans le cœur une seule pensée qu’il est constamment forcé de dissimuler.
Le destin pose deux doigts sur les yeux de l’homme, deux dans ses oreilles, et le cinquième sur ses lèvres en lui disant : « Tais-toi. ».
Un pauvre amant dit ce qu’il pense Sans trop penser à ce qu’il dit. Le désordre est son éloquence ; Quand le cœur parle, adieu l’esprit.
De part en part il n’y a que rhétorique et bluff dans cet homme-là.
Un homme qui n’est pas fidele à lui-même devient un mensonge à deux jambes.
Un homme de cœur regarde en face l’adversité.
L’homme qui apprend doit croire ; celui qui sait doit examiner.

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