L’habitude de la défiance et du mensonge figeaient ses traits dès qu’il cachait un sentiment vif.
Écrivaine, 1873-1954L’habitude de la défiance et du mensonge figeaient ses traits dès qu’il cachait un sentiment vif.
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La Fin de Chéri (1926), chapitre 1
Derrière le rideau de tulle, Chéri tenait l’arrêt.L’habitude de la défiance et du mensonge figeaient ses traits dès qu’il cachait un sentiment vif, et il surveillait sa solitude même. Son regard allait d’Edmée au médecin, du colonel américain à Edmée, et elle leva les yeux plusieurs fois vers le premier étage, comme avertie.
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Beaucoup de choses peuvent se cacher dans le silence. Ou du moins tenter de s’y cacher. La plupart des émotions, savait-il, finissaient par sortir. Surtout la colère.
La paresse et la crainte de se compromettre ont introduit l’honnêteté dans la dispute.
Le menteur à qui l’on retire son masque ressent la même indignation que si on le défigurait.
Comment le mensonge ne serait-il pas une tentation quand l’homme faible et puéril est si vite ébloui.
Se mentir à soi-même est parfois l’irremplaçable passerelle pour enjamber les malheurs…
Un homme qui n’est pas fidele à lui-même devient un mensonge à deux jambes.
Le mensonge adoucit les mœurs.
Quel étrange plaisir de réaliser ses mensonges !
La politesse et la franchise marchent de front, là où l’une est déplacée l’autre l’est également. Alors, il ne reste que le silence, cette frêle cloison entre la chose mal cachée et la chose mal dite, entre le mensonge maladroit et le mensonge nécessaire.
L’irrévérence est parallèle à l’esprit de critique, la ruse à la circonspection.

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