Se mentir à soi-même est parfois l’irremplaçable passerelle pour enjamber les malheurs…
ÉcrivainSe mentir à soi-même est parfois l’irremplaçable passerelle pour enjamber les malheurs…
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Le périple de Baldassare
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Le mensonge adoucit les mœurs.
Le mensonge des uns est l’antidote aux mensonges des autres.
Toujours préférer le mensonge rassurant à la vérité dérangeante.
Ne mentez pas, car le mensonge est un des principaux poisons de l’âme. Il détruit en vous le sens du vrai ; il fausse toute relation et vous empêche de progresser.
Avouer que le mensonge est une condition vitale, c’est là, certes, s’opposer de dangereuse façon aux évaluations habituelles, et il suffirait à une philosophie de l’oser pour se placer ainsi par-delà le bien et le mal.
Le mensonge est parfois une forme préalable de la vérité.
S’il est incertain que la vérité que vous allez dire soit comprise, taisez-la. Elle apparaîtrait dans les autres toute différente de ce qu’elle est en vous ; et prenant en eux l’aspect d’un mensonge, elle y ferait le même mal qu’un mensonge véritable.
Mentir est le talent de ceux qui n’en ont pas.
Que le mensonge se change en vérité, que le vol devient légitime, la perfidie honnête, l’infidélité louable, si-tôt qu’on soutient tout cela le fer à la main ; qu’un affront est toujours bien réparé par un coup d’épée.
Le pire mensonge est de se mentir à soi-même.

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