Il était d’origine grecque ; et sa beauté l’aurait fait croire, car il était beau, et, le Diable m’emporte ! Peut-être trop pour un soldat.
Écrivain, 1808-1889Il était d’origine grecque ; et sa beauté l’aurait fait croire, car il était beau, et, le Diable m’emporte ! Peut-être trop pour un soldat.
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Les Diaboliques (1874), À un dîner d’athées
… au 8e dragons tapagea beaucoup quand il y entra, avec cette femme en sautoir… Il n’était pas Français, à ce qu’il paraît. Ce n’est pas tant pis pour la France. Il était né je ne sais où et de je ne sais qui, en Illyrie ou en Bohême, je ne suis pas bien sûr… Mais, où qu’il fût né, il était étrange, ce qui est une manière d’être étranger partout. On l’aurait cru le produit d’un mélange de plusieurs races. Il disait, lui, qu’il fallait prononcer son nom à la grecque: Άϊδον, pour Ydow, parce qu’il était d’origine grecque; et sa beauté l’aurait fait croire, car il était beau, et, le Diable m’emporte! peut-être trop pour un soldat.Qui sait si on ne tient pas moins à se faire casser la figure, quand on l’a aussi belle? On a pour soi le respect qu’on a pour les chefs-d’œuvre. Tout chef-d’œuvre qu’il fût, cependant, il allait au feu avec les autres; mais quand on avait dit cela du major Ydow, on avait tout dit. Il faisait son devoir, mais il ne faisait jamais plus que son devoir. Il n’avait pas ce que l’Empereur appelait le feu sacré. Malgré sa beauté, dont je convenais très bien, d’ailleurs, je lui trouvais au fond une …
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C’était un joueur de la grande espèce, un homme dont la vie (véritable fantasmagorie d’ailleurs) n’avait de signification et de réalité que quand il tenait des cartes…
On se réfère à la beauté grecque. Mais il y a aussi la beauté de l’âme et, de ce côté-là, je ne suis sûrement pas trop moche.
Son bonhomme était un cavaleur de première : main au cul, haleine fraîche, œil de velours…
C’était un soldat à la con. Quand son cafard le tenait il était plus emmerdant qu’une femme qui a ses affaires.
Il avait, tout léger qu’il était et sans que cela coutât rien à sa gaieté, une certaine façon d’être, imposante, digne, honnête et bourgeoisement altière ; et son grand âge s’y ajoutait.
Comme il appartenoit à un personnage qui avoit donné de si grandes arres de l’affection qu’il portoit à son païs.
M. Panneton de la Barge avait des yeux à fleur de tête et une âme à fleur de peau. Et comme sa peau était luisante, on lui voyait une âme grasse.
Son sourire, même moqueur, était… Allait bien avec le paysage…
Que de grands seigneurs, au léopard semblables, N’ont que l’habit pour tous talents !
Il n’est pas de beauté sans fêlure.

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