C’était un soldat à la con. Quand son cafard le tenait il était plus emmerdant qu’une femme qui a ses affaires.
Poète, 1887-1961C’était un soldat à la con. Quand son cafard le tenait il était plus emmerdant qu’une femme qui a ses affaires.
Poète, 1887-1961Partager sur
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La Main Coupée (1946) (1946)
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Son bonhomme était un cavaleur de première : main au cul, haleine fraîche, œil de velours…
N’est pas un bon soldat celui qui ne songe pas à devenir général.
Et la bonne vieille de dire Moitié larme, moitié sourire : « J’ai mon gars, soldat comme toi ! ».
Le cœur du soldat non seulement ne vieillit jamais, mais il rajeunit au contraire et se rouvre aux affections les plus douces du premier âge ; en elles il vit et s’exalte, bien plus que dans les enivrements désordonnés et terribles de la guerre.
Il était plus frappé en elle par la femme physique que par la femme morale. Mais rien ne ment moins que le corps.
Une phrase trop chargée d’adjectifs est comme une armée où chaque soldat serait accompagné de son valet de chambre.
Personnage hasardeux oultre mesure, et hardy sans discretion ès perils de la guerre.
Combien de veuves de guerre auraient voulu dire à leur soldat : Sois plutôt poltron, sois indigne, mais vivant !
Il prit trois mille vieux soudards, qui vouluntairement se condescendirent à le suivre en ce voyage, pour en faire le fort de son armée.
Il était d’origine grecque ; et sa beauté l’aurait fait croire, car il était beau, et, le Diable m’emporte ! Peut-être trop pour un soldat.

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