Vieillir et mourir à Delphes, réconcilié avec une vie qui a su, par sa ressemblance visible, approcher de si près l’idéal !
Source : Le Balcon au bord de l’eau (1949)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Vieillir et mourir à Delphes, réconcilié avec une vie qui a su, par sa ressemblance visible, approcher de si près l’idéal !
Source : Le Balcon au bord de l’eau (1949)
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La mort suit de près ce qui a osé être.
Telle vie telle mort.
La vie est à peine un peu plus vieux que la mort.
L’espoir d’un prochain héritage suffit pour adoucir, dans le cœur du légataire, le sentiment du regret que devrait y laisser la perte du défunt.
Dans l’œil du vieillard se trouve le chemin de la vie.
Pourquoi donc n’est-il pas possible qu’après la mort nous gardions l’apparence parfaite des vivants, si les vivants peuvent dans le sommeil se faire semblables aux lugubres morts ?
La vieillesse ne me semble pas du tout le morne vestibule de la mort, mais comme les vraies grandes vacances, après le surmenage des sens, du cœur et de l’esprit que fut la vie.
La mortification lui rend la mort familière ; le détachement des plaisirs le désaccoutume du corps, il n’a point de peine à s’en séparer ; il a déjà depuis fort longtemps, ou dénoué ou rompu les liens les plus délicats qui nous y attachent.
Le dieu père est mort. Et l’Eglise est comme une vieille veuve qui fait du charme vainement à la jeunesse.
La vie des grands hommes nous rappelle
Que nous aussi nous pouvons rendre notre vie sublime,
Et laisser derrière nous, après la mort,
Des empreintes sur le sable du temps.

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