Nous nous piquons à nos opinions avec d’autant plus de violence que nous les sentons plus discutées ou plus douteuses, les tenant ainsi pour certaines à proportion qu’elles ne le sont pas.
Image : Nous nous piquons à nos opinions...

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- La présence des autres est créatrice de violence. Car les autres sont au moins deux : l’un devient rival, l’autre l’objet de la rivalité.
- Allez à contre-courant, n’écoutez pas les voix qui sont nombreuses à faire la propagande de modèles de vie fondés sur l’arrogance et la violence, le succès à tout prix, l’apparence et les possessions matérielles.
- Il faut voir dans les mythes le récit nécessairement déformé d’une violence collective spontanée qui rassemble à nouveau une communauté que la rivalité mimétique a fait voler en éclats.
- La violence, c’est un manque de vocabulaire.
- Si vous interrogez les spectateurs, ils diront qu’ils aiment regarder la violence, mais en réalité, ils aimeraient faire l’expérience de cette violence.
- La majorité des critiques s’installent critiques parce que c’est plus facile d’être critique que d’être charcutier.
- La violence sucrée de l’imaginaire console tant bien que mal de la violence amère du réel.
- Pour être juste, c’est-à-dire pour avoir sa raison d’être, la critique doit être partiale, passionnée, politique, c’est-à-dire faite à un point de vue exclusif, mais au point de vue qui ouvre le plus d’horizons.
- Chacun paraît soutenir des opinions, lorsqu’il ne songe le plus souvent qu’à défendre des intérêts : les opinions, mises en avant avec le plus de chaleur, ne sont pour la plupart du temps que les manifestes de la guerre des intérêts.
- Peu d’être sont capables d’exprimer posément une opinion différente des préjugés de leur milieu. La plupart des êtres sont mêmes incapables d’arriver à formuler de telles opinions.
- La violence ne produit pas que de la violence. J’ai répété cette phrase longtemps, que la violence est cause de la violence, je me suis trompé. La violence nous avait sauvés de la violence.
- Dans la plupart des discussions, on s’aime mieux soi-même que son opinion, et l’on cherche moins à la faire valoir qu’à se faire valoir.
- La violence animale naît de l’altération des lois de la nature, alors que la violence humaine naît de leur transgression dans la parole et le civilité.
- L’ignorance n’a pas de pudeur : elle a l’habitude très fréquente de suppléer par la violence et l’audace à ce qui lui manque naturellement.