La plèbe, c’était nous. La plèbe, c’étaient ces disputes pour la nourriture et le vin, cet énervement contre ceux qui étaient mieux servis et en premier, ce sol crasseux sur lequel les serveurs passaient et repassaient et ces toasts de plus en plus vulgaires.
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- Avec les baisers profonds et les caresses de la langue, nous revenons à notre lointain passé, à la nourriture transmise de bouche à bouche.
- Une chose était certaine, plus on s’approchait de ces messieurs du pouvoir, meilleure était la nourriture. L’eau-de-vie aussi, d’ailleurs.
- Il prétend qu ’il y a des bruits et des odeurs quand mes amis et moi nous préparons de la nourriture et écoutons de la musique de notre pays d’origine pour oublier un peu les tracas de la vie quotidienne.
- J’ai compris pourquoi nous faisons pleurer les violons. Nous sommes un peuple du soleil et si nous sommes venus jusque dans les brumes, c’est seulement pour chercher refuge et nourriture.
- Aux tables du café des arts, sur la place, on buvait, attablés tous ensemble, avec les deux serveuses débordées qui couraient, de la bière et de la limonade plein les bras.
- La baguette, désignant ce qu’elle choisit, , introduit dans l’usage de la nourriture, non un ordre, mais une fantaisie et comme une paresse : en tout cas, une opération intelligente, et non plus une mécanique.
- De larges tranches de pain coupées sur de petites assiettes de terre rouge, et l’on était là autour de la marmite, l’assiette tendue, la narine ouverte... Je n’ai jamais rien mangé de meilleur que cette bouillabaisse de langoustes.
- Chez nous, on mangeait à la carte : celui qui tirait l’as de pique mangeait.
- Nous étions même d’assez mauvais sujets, joueurs, libertins, coureurs de filles, duellistes, ivrognes au besoin, et mangeurs d’argent sous toutes les espèces.
- J’ai connu des millionnaires manquant cruellement d’une nourriture qui à elle seule peut entretenir tout ce qui est humain dans l’homme, et je connais des travailleurs, et nombre de ceux qu’on appelle pauvres, qui connaissent des plaisirs inatteignables par ces mêmes millionnaires. C’est l’esprit qui enrichit le corps.
- Et comme le luxe de la table et des vêtements dénote une civilisation malade; de même le dérèglement du discours, pour peu qu’il se propage, atteste que les âmes aussi, dont le style n’est que l’écho, ont dégénéré.
- La nourriture est la devise de la vie, la connexion entre nous et le terre, entre nous et les autres espèces. La nourriture est la connexion entre différentes espèces qui tissent la trame de coopération et de réciprocité de la vie. Le système alimentaire industriel est au cœur d’une crise humaine et planétaire. Il a aussi chassé les paysans de leur terre, et les a souvent menés au suicide. Et au lieu de nourrir les humains, il promeut la famine, la malnutrition et les maladies chroniques.
- Bucoliques. Le feu de bois. Toute cette fête, toute cette vie ! Puis cette agonie, puis cette mort, cette déboulée des bûches.
- Pour me fréquenter, il faut vouer un culte à la nourriture, sinon je deviens insupportable. Je suis dans ma grande période cuistot, je ne parle que de ça !
- Devenir un manque à gagner devrait constituer l’objectif des révolutionnaires. Un repas de poisson grillé et de myrtilles cueillies dans la forêt est plus anti-étatique qu’une manifestation hérissée de drapeaux noirs.