Il faut jouir de soi-même dans la solitude, et, à l’égard de ses amis, ne dévoiler ses pensées qu’à mesure de l’esprit qu’on leur trouve, autrement on court le danger de leur paraître supérieur; de ce moment, on est perdu.
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- On peut tout acquérir dans la solitude, hormis du caractère.
- Il y a un certain goût de solitude qui a pour fondement la vanité. Par regret de ne pas se sentir apprécié à la valeur qu’on se croit, on se masque de mépris pour ceux qui se refusent à ce que nous voudrions d’eux.
- Les gens qui ne peuvent pas supporter la solitude sont précisément les moins agréables des compagnons.
- Choisie ou forcée, transitoire ou définitive, la solitude est de plus en plus préférée au lien forcé. On apprend à l’aménager et à profiter de son égoïsme.
- Je crois, personnellement, qu’il est parfois moins pénible de se réveiller seule et d’éprouver un sentiment de solitude parce que l’on est effectivement seule, que de se sentir seule alors qu’on se réveille à côté de quelqu’un d’autre.
- Ce qui rend les hommes sociables est leur incapacité à supporter la solitude et donc, eux-mêmes.
- La solitude n’est pas l’isolement. Il y a les autres en soi.
- Désirer échapper à la solitude est une lâcheté. L’amitié ne se recherche pas, ne se rêve pas, ne se désire pas; elle s’exerce.
- La solitude est un détachement qui mène à un débordement. Si elle ne fructifie pas, elle n’est qu’isolement.
- Il n’est pire solitude que celle qui naît de l’indifférence des autres. Et chacun peut être victime un jour de l’indifférence et en souffrir. Alors pourquoi ne pas tendre la main à celui qui est seul ?
- La solitude, c’est se raconter à soi-même des blagues et les trouver drôles. La solitude, c’est consacrer chacune de ses pensées à l’étude d’un temps qui ne s’écoule plus, ne file plus, n’avance pas, compressé, lourd, minéral, pierreux.
- Être seul, c’est comme ne plus faire partie de l’espèce humaine.
- La solitude est nécessaire pour reprendre l’équilibre, et faire le point avec soi-même.
- La solitude me désespère; la compagnie des autres me pèse. La présence d’autrui dévie mes pensées; je rêve cette présence avec une distraction d’un type spécial, que toute mon attention analytique ne parvient pas à définir.
- Quand on est jeune, la solitude est une souffrance. Elle signifie : il n’y a personne qui m’aime. A notre âge, la solitude est parfois agréable. Elle nous permet de nous reposer des autres en pensant à eux de loin.