L’instant de l’extrême fatigue, de l’extrême conscience, de l’extrême raison, veut l’immobilité totale, la non-défense, n’importe comment tu tombes, sur le ventre ou sur le dos.
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- L’habitude est une somnolence, ou tout au moins un affaiblissement de la conscience du temps.
- Tout est dans ce grand écart entre la science qui exige des gestes violents, souvent atrocement douloureux, et l’art qui nous lie à l’humanité de nos patients.
- Tout ce qui nous gêne nous permet de nous définir. Sans infirmités, point de conscience de soi.
- Il n’y a de repos pour l’esprit que dans l’absolu, pour le sentiment que dans l’infini, pour l’âme que dans le divin, et pour la conscience que dans le parfait.
- La fatigue est une des choses au monde les plus intéressantes à penser. Elle est comme la jalousie, comme le mensonge ou comme la peur. Elle est comme ces choses impures que l’on tient loin de ses yeux. Comme ces choses elle nous fait toucher terre.
- Notre fatigue est souvent causée non pas par le travail, mais par l’inquiétude, la frustration et le ressentiment.
- Quand la faiblesse physique devient une force mentale.
- Nous, les humains, avons perdu la sagesse de se reposer et de se détendre véritablement. On s’inquiète trop. Nous ne permettons pas à nos corps de guérir, et nous ne permettons pas à nos esprits et à nos coeurs de guérir.
- La fatigue est une affaire d’âme ! Une teinte appliquée sur le corps pour indiquer le climat intérieur.
- On va mettre cela sur le compte de la fatigue mais je me suis surprise à patauger dans la guimauve. Grosse bouffée de tendresse pour ces trois-là et intuition que nous étions en train de vivre nos dernières tartines d’enfance...
- C’est comme ça que tu tombes islamiste, c’est quand tu fatigues. De rêver, d’aimer, de vivre. A force de fatiguer, tu peux plus rien voir venir.
- Et le courage c’est un peu comme un muscle, il lui faut du temps pour se refroidir.
- Le meilleur de ton repos, c’est le sommeil, et tu le provoques souvent de toi même; cependant, tu crains violemment la mort qui n’est rien de plus.
- Les érections de la pensée sont comme celles du corps; elles ne viennent pas à volonté ! Et puis je suis une si lourde machine à remuer ! Il me faut tant de préparations et de temps pour me remettre en train !
- Au-delà de ce qui est ressenti au présent, la tendresse est un germe de vie destiné à prolonger l’infinitude de l’instant.