Elle se mariait donc, maudite de ses parents. Rejetée, excommuniée, le herem était sur elle. Impure, sale, reniée par les siens. Et elle avait fait le choix de ne pas suivre ses parents, la tradition ancestrale.
RomancièreElle se mariait donc, maudite de ses parents. Rejetée, excommuniée, le herem était sur elle. Impure, sale, reniée par les siens. Et elle avait fait le choix de ne pas suivre ses parents, la tradition ancestrale.
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Il ne lui vint pas à l’esprit qu’elle agissait beaucoup moins comme une mère que comme un amant qui, à l’improviste, découvre une preuve d’infidélité, et se venge.
Elle a pourri la vie de sa belle-fille jusqu’au bout. Paix à son âme, c’était une sainte femme, avait ajouté Manuela – qui vouait à la jeune Mme Meurisse une haine racinienne – en guise d’oraison funèbre.
Harcelée par les reproches de ses parents, elle était prête à sombrer dans un amer défaitisme.
Thérèse n’était pas mère, – inexplicablement dénuée de cet instinct qui permet aux autres femmes de transférer leur propre vie dans les êtres qu’elles ont mis au monde.
Une seule terreur, tenace, un jour peut-être elle jugerait ses parents.
Glissant aux choses religieuses comme par un attirement irrésistible à la pente d’un doux abîme, elle s’abandonnait à l’angoisse et à la langueur d’une conscience absolument découragée.
Quand la femme se remarie ayant enfants, elle leur fait un ennemi pour un parent.
Elle n’avait rencontré aucune famille aussi éprise de sa mytheologie.
Les épreuves de la vie l’ont forcée, l’ont enlevée à l’existence qu’elle avait espérée, mais elles ne lui ont pas fait baisser les yeux.
Cette femme mariée est si jolie que nous la mépriserions un peu si elle n’avait pas d’amants.

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