Quand elle lui prenait le bras, elle se laissait aller à s’alanguir, à trébucher, pour lui mieux manifester sa confiance, son abandon, son amour.
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- Il est bon, madame, de ne pas laisser un amant seul maître du terrain, de peur que, faute de rivaux, son amour ne s’endorme sur trop de confiance.
- Elle s’est endormie dans mes bras. Je n’ai jamais reçu de plus beau don que cette facon qu’elle avait de dormir sur ma poitrine dans une attitude de confiance et de sécurité totale.
- Les femmes donnent tout à l’homme qu’elles aiment. La confiance, l’admiration et la tendresse. Quand elles sont trahies, elles tombent de haut.
- Elle le lui raccrocherait, son coeur. Elle savait comment les coeurs se raccrochent, avec des soins, de la propreté, une amitié solide.
- Oeil humide, bras morts, tout respirait en elle Les langueurs de l’amour, et la rendait plus belle.
- Je m’élance sous la pluie, pieds nus. J’ai besoin de son amour. De son honnêteté. Sa veste n’était qu’une protection superficielle. Elle est complètement trempée de toute façon.
- Est-ce qu’elle ne faisait pas comme la substance de son coeur, le fond même de sa vie ?
- La femme a été tirée d’une côte d’Adam, près de son bras pour être protégée, près de son coeur pour être aimée.
- Elle venait de lui cracher à la figure une haine qui n’était que l’autre face de l’amour.
- Elle lui toucha une joue puis l’autre, pour l’éveiller peu à peu, car pendant le sommeil, l’âme erre au-dessus de la terre et si le réveil du corps est trop brusque, l’âme égarée ne retrouve plus son chemin.
- Seule face à elle-même. Elle se mariait donc, maudite de ses parents. Rejetée, excommuniée, le herem était sur elle. Impure, sale, reniée par les siens. Et elle avait fait fait le choix de ne pas suivre ses parents, la tradition ancestrale.
- J’ai tenté de lui rendre vie, à défaut qu’on lui rende justice. Au moins, je ne l’aurais pas laissée sans voix.
- Glissant aux choses religieuses comme par un attirement irrésistible à la pente d’un doux abîme, elle s’abandonnait à l’angoisse et à la langueur d’une conscience absolument découragée.
- Les épreuves de la vie l’ont forcée, l’ont enlevée à l’existence qu’elle avait espérée, mais elles ne lui ont pas fait baisser les yeux.
- Entrainée vers lui par son coeur qui était vierge, et par son âme qui était vide, la chair conquise par la lente domination des caresses, elle s’attacha peu à peu comme s’attachent les femmes tendres, qui aiment pour la première fois.