Elle s’est endormie dans mes bras. Je n’ai jamais reçu de plus beau don que cette facon qu’elle avait de dormir sur ma poitrine dans une attitude de confiance et de sécurité totale.
Image : Elle s’est endormie dans mes bras....

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- La vraie maison de l’amour est toujours une cachette. La fidélité n’était d’ailleurs pas pour moi un contrat d’exclusivité : elle était une notion de dévouement et de communion dans le même sens des valeurs.
- Avec l’amour maternel, la vie nous a fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient jamais.
- Elle dormait de ce sommeil d’absolue confiance propre à son âge. Les bras des mères sont faits de tendresse; les enfants y dorment profondément.
- Quand elle lui prenait le bras, elle se laissait aller à s’alanguir, à trébucher, pour lui mieux manifester sa confiance, son abandon, son amour.
- Le lendemain, je suis passé la prendre à l’heure pile, heureux d’admirer se cheveux en liberté. Et comme promis, elle portait le pull que je lui avais offert.
- Elle nous adopta tous dans son coeur, suivit ma mère à la boucherie, me fit un bout de conduite quotidienne sur le chemin de l’école.
- Elle avait des attentions, des petits soins, des délicatesses pour moi, et même une certaine tendresse brusque qui ne me déplaisait point.
- J’étais encore dans le salon voisin à attendre sa délivrance, lorsque ma belle-mère vint me dire : venez embrasser votre femme et la sauver du désespoir; votre enfant est mort en naissant.
- Son secret chéri lui semblait un trésor caché dans son coeur, elle ne pouvait se résoudre à l’en arracher; elle se jurait de l’y conserver toujours, de le protéger contre tous, dût-il y rester enseveli.
- Le sommeil de ma femme était de beaucoup ce qu’elle avait de plus profond.
- Elle eut un petit sourire, le sourire reconnaissant de quelqu’un qui chérit chaque mot, chaque geste tendre car, face à la mort, l’amour est l’unique réconfort.
- J’ai adoré la femme comme l’incarnation vivante de l’esprit de service et de sacrifice.
- Elle reste très donneuse. Autrefois, c’était par charité, puis, ce fut par orgueil. Maintenant, c’est par humilité, pour qu’on la supporte, car elle a peur de la solitude.
- Les choses ont la valeur qu’on leur donne, je ne trahis pas la mère de ma fille, ni la femme que j’ai épousée. C’est une bonne mère. Elle est droite, régulière, responsable. Je peux crever demain, la petite est entre de bonnes mains.
- Ce que la femme entend par amour, est assez clair : parfait don (non pas seulement abandon) du corps et de l’âme sans restriction et sans réserve, accompagné plutôt de honte et de terreur à l’idée d’un don conditionnel et casuel.