Elle dormait de ce sommeil d’absolue confiance propre à son âge. Les bras des mères sont faits de tendresse; les enfants y dorment profondément.
Image : Elle dormait de ce sommeil d’absolue...

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- Un Lapon qui dort, selon l’évêque Arngrim, fait autant de bruit qu’une femme qui veille.
- Les preux, sourds au vent qui murmure, dorment couchés dans leur armure, comme la veille d’un combat.
- Mieux vaut une conscience tranquille qu’une destinée prospère. J’aime mieux un bon sommeil qu’un bon lit.
- Elle s’est endormie dans mes bras. Je n’ai jamais reçu de plus beau don que cette facon qu’elle avait de dormir sur ma poitrine dans une attitude de confiance et de sécurité totale.
- Quand elle lui prenait le bras, elle se laissait aller à s’alanguir, à trébucher, pour lui mieux manifester sa confiance, son abandon, son amour.
- Une maman ne dort jamais tout à fait; elle est liée au sommeil de son enfant.
- Si coucher avec une jeune fille de quinze ans est un détournement de mineure, coucher avec une femme de plus de soixante-dix ans est une violation de sépulture.
- Il faut laisser vivre l’enfant qui dort, court et joue dans notre coeur. Il est le lien le plus authentique avec l’essentiel de la vie que nous oublions trop souvent.
- Était-il possible que les parents ne meurent jamais et que chaque enfant les couve en soi, de manière inéluctable ? Ma mère avec sa démarche boiteuse surgirait-elle donc vraiment un jour en moi, avec la fatalité d’un destin ?
- Le sommeil de ma femme était de beaucoup ce qu’elle avait de plus profond.
- Qu’on croit en Dieu ou pas, une mère ne meurt jamais tout à fait, son immrotalité est là, dans le coeur de l’enfant qu’elle a aimé.
- Le sommeil d’une femme qu’on regarde intensément conjure autour d’elle une innocence, une sécurité presque démente : il m’a toujours paru inconcevable de s’abandonner ainsi les yeux fermés à des yeux ouverts.
- Non, je ne peux plus les voir dormir. Le sommeil écrasant qui les emporte ressemble trop à l’autre sommeil. Ces visages détendus ou crispés, ces faces couleur de terre, j’ai vu les pareils, autour des tranchés, et les corps ont la même pose, qui dorment éternellement dans les champs nus.
- Il faudrait pouvoir dormir comme un nouveau-né, sans images, sans souvenirs, sans rêves. Comme un nouveau-né, reprendre la vie au commencement.
- La mère enveloppe tout dans un amour inconditionnel. Pour elle, la question du bien ou du mal ne se pose pas.