Les preux, sourds au vent qui murmure, dorment couchés dans leur armure, comme la veille d’un combat.
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- Un Lapon qui dort, selon l’évêque Arngrim, fait autant de bruit qu’une femme qui veille.
- Dans les plis de leur dogme ils ont la sombre nuit.
- Et ces deux âmes, soeurs tragiques, s’envolèrent ensemble, l’ombre de l’une mêlée à la lumière de l’autre.
- On n’entend que ces mots : chienne, louve, bagace. D’abord leurs scoffions ont volé par la place, et laissant voir à nu deux têtes sans cheveux, ont rendu le combat risiblement affreux.
- Les différentes voix s’unissent dans la mélodie : l’une résonne gaie, vivante, sûre de la victoire, tandis que l’autre paraît encore se débattre dans les ténèbres au milieu d’un combat plein de mélancolie... C’est l’expression la plus nette et la plus parfaite de la vie intérieure.
- Où que vous alliez, tout n’est que combat et guerre. Le monde est en crise. Et pour fuir ce malaise, l’homme a facilement tendance à prêter l’oreille aux murmures des démons.
- Un combat peut exprimer des choses que les gens pourraient ne pas pouvoir dire avec des mots.
- Non, je ne peux plus les voir dormir. Le sommeil écrasant qui les emporte ressemble trop à l’autre sommeil. Ces visages détendus ou crispés, ces faces couleur de terre, j’ai vu les pareils, autour des tranchés, et les corps ont la même pose, qui dorment éternellement dans les champs nus.
- Ces visages détendus, abandonnés dans le sommeil.
- Qui donc pourra faire taire les grondements de bêtes Les hurlements furieux de la nuit dans nos têtes ?
- C’est la nuit que les elfes sortent, avec leur robe humide au bord, et sur les nénuphars emportent Leur valseur de fatigue mort.
- Les sages portent leurs cornes dans leur coeur, et les sots sur leur front.
- Il n’y a plus de sourds dont les oreilles, volontairement ou non, sont assez fermées pour ne pas entendre le cri de l’humanité contre la guerre.
- Le lion et l’agneau peuvent dormir côte à côte, mais l’un des deux aura un sommeil agité.
- La guerre et la maladie, ces deux infinis du cauchemar.