J’étais encore dans le salon voisin à attendre sa délivrance, lorsque ma belle-mère vint me dire : venez embrasser votre femme et la sauver du désespoir; votre enfant est mort en naissant.
Image : J’étais encore dans le salon voisin...

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- L’extraordinaire argument dont Plutarque s’est servi à l’intention de sa femme après la mort de leur fille : «Pourquoi pleurer, tu n’étais pas affligée quand tu n’avais pas encore d’enfant; maintenant que tu n’en as plus, tu en es au même point. ».
- Courage ! - Tu es mort sans avoir eu à pleurer aucun de tes enfants et en laissant vivante l’épouse que tu aimais.
- J’ai dit ce que j’ai vu et ce que j’ai senti, - D’un coeur pour qui le vrai ne fut point trop hardi - Et j’ai eu cette ardeur, par l’amour intimée, - Pour être, après ma mort, parfois encore aimée.
- Je lègue tous mes biens à mon épouse, à condition qu’elle se remarie. Ainsi, il y aura tout de même un homme qui regrettera ma mort.
- Elas ! Pourquoy m’a elle procuree - Mort a demy sans l’avoir assouvie ? - Vie en langueur, telle est ma destinee - Quant je ne voy ma doulce dame en vie.
- Je n’ai pas pleuré à la mort de mon père, de ma mère, de Carmet, de Barbara et de Truffaut. Car, pour moi, tous ces gens que j’ai aimés ne sont pas morts. Ils sont là, sans arrêt, autour de moi, et nous nous parlons.
- Ça m’a touché énormément quand maman est partie. D’un seul coup, elle m’a manqué alors qu’elle me cassait les coui*****, elle n’a pas arrêté de me casser les coui***** toute ma vie. Je n’étais d’accord sur rien avec elle et d’un seul coup, je me suis rendu compte qu’il me manquait quelque chose.
- Quand mon père est mort, j’ai enroulé un fil blanc autour de mon index. Je l’ai gardé pour me rappeler qu’à une époque je ressentais des choses, qu’à une époque j’avais un père, qu’à une époque j’avais une vie.
- Si la femme de Loth avait porté un enfant, elle aurait résisté à l’appel du passé, pour sauver la vie à venir. Anna, elle, était enceinte de la mort de leur fille. Elle ne s’est pas retournée.
- On parle toujours de rencontrer la femme de sa vie. Mais le jour de son enterrement, en allant au cimetière, on peut parfaitement croiser la femme de sa mort.
- Mon frère s’est distingué cet après-midi à la Chambre en prononçant un discours imbécile. - - Vous avez un frère ? - - Député, oui, et il a honte de moi... Dame, je suis le seul honnête homme de la famille.
- Je me sentais timide, devant cet enfant qu’il fallait embrasser. Il m’inspirait, non pas de la tendresse, ni même de l’affection, mais une grande pitié, car on ne sait jamais, devant les nouveau-nés, quelle raison de pleurer leur fournira l’avenir.
- Comme elle avait dû soufrir, la pauvre, de mon innocent bavardage, tandis qu’étendue sur le gril brûlant de l’impatience elle attendait, l’âme tremblante, un premier geste de tendresse ou tout au moins que je m’aperçusse de son amour !
- Je jure sur ma vie d’être ton nain de jardin jusqu’à ma mort si je ne viens pas au rendez-vous. Juré, ajoute-t-il en brandissant deux doigts.
- Pour qui s’emmerde au trou perdu, la mort du voisin ranime toujours un peu la vie, mettant la joie dans les chaumières où le père noue sa cravate noire des cimetières en fredonnant des javas usées.