Courage !
Tu es mort sans avoir eu à pleurer aucun de tes enfants et en laissant vivante l’épouse que tu aimais.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
Courage !
Tu es mort sans avoir eu à pleurer aucun de tes enfants et en laissant vivante l’épouse que tu aimais.
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Par l’absence à la mort vous vous accoutumez.
La fidélité pendant la vie, ce n’est rien ; mais mourir, paraître devant Dieu sans avoir trompé sa femme, quelle humiliation !
Pas de mariage sans pleurs, pas de mort sans chant.
Sans amour, vous aurez beau faire – courir après tous les dieux de la terre, prendre part à toutes les activités sociales, tenter de remédier à la pauvreté, entrer en politique, écrire des livres, écrire des poèmes – vous ne serez qu’un être mort.
Messieurs, un peu de cran : celui qui n’est pas mort garde un espoir de vie !
Vivre et ne pas mourir, ça fait deux.
Obsèques. Consolez-vous quand il ne s’agit pas des vôtres : l’oraison du plus mort est toujours la meilleure.
L’extraordinaire argument dont Plutarque s’est servi à l’intention de sa femme après la mort de leur fille : « Pourquoi pleurer, tu n’étais pas affligée quand tu n’avais pas encore d’enfant ; maintenant que tu n’en as plus, tu en es au même point. ».
Si tu veux éviter la tristesse, ne possède rien dont la perte te puisse affliger.
La mort d’une mère est le premier chagrin qu’on pleure sans elle.
Moi, il se trouve que je n’ai pleuré ni à la mort de ma mère, ni à la mort de mon père, ni à celle de Jean, ni à celle de Barbara, ni à celle de Truffaut, tous ces gens que j’ai aimés. (…) Ceux-là ne sont pas morts, ils sont là sans arrêt autour de moi et nous nous parlons.

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