Quand mon père est mort, j’ai enroulé un fil blanc autour de mon index. Je l’ai gardé pour me rappeler qu’à une époque je ressentais des choses, qu’à une époque j’avais un père, qu’à une époque j’avais une vie.
Image : Quand mon père est mort, j’ai...

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- Mon arrière-grand-père est mort, mon grand-père est mort, mon père est mort, je crois que c’est héréditaire.
- Et pourtant, me réveillant en sursaut et me répétant soudain que tu es mort, j’ai cette sensation terrible de ne plus exister, que toutes ces années sont tombées en poussière et qu’il ne reste plus rien d’important à vivre d’autre que le souvenir de nous.
- Aujourd’hui, mon père est mort, et mon coeur aussi. Aujourd’hui, mon père est mort. Il est trop tard pour commencer à vivre.
- Mon affinité avec la mort a commencé dès mon plus jeune âge non pas par excès de morbidité mais par conscience de la finitude et plus exactement de Ma finitude. Mon corps d’enfant contenait à lui seul tous les signes infaillibles d’un défaut d’infini.
- A la mort de mon père je me suis sentie dégarnie pour toujours, je n’étais plus enveloppée par une famille.
- J’adore mon père. C’est la plus grande chose de ma vie. Il m’a appris et il m’a redressé et il m’a maintenu en ligne. Si ce n’était pas lui qui se tenait derrière moi et me poussait et me conduisait, je ne serais pas là où je suis aujourd’hui.
- Mes pensées se tournent malgré tout vers mes parents. Lorsqu’ils sont morts, j’avais presque atteint le stade ou je pouvais les voir comme des individus. Encore un peu et j’aurais peut-être même pu recommencer à les aimer.
- Pendant longtemps, j’ai souhaité l’absence de mon père.
- J’étais très attaché à ma famille quand mon père est mort. J’avais 19 ans. J’étais sur le point d’aller vivre avec mon père juste avant qu’il meurt, donc c’était très intense.
- La morale est dans les faits, pas dans les sentiments. Si je soigne mon père, je peux m’amuser à désirer sa mort.
- C’est du vide, c’est l’immuable, c’est l’immobile. Parfois, les gens regardent leurs parents et se disent : « Cet homme, cette femme, c’est moi en vieux, voilà comment je serai plus tard. » Mon père, c’est moi en mort.
- Il y a d’étranges pères, dont toute la vie ne semble occupée qu’à préparer à leurs enfants des raisons de se consoler de leur mort.
- J’ai eu des parents mais je n’ai pas eu de papa et maman. Cependant, j’étais très lié à mes grands-parents, ils m’ont donné l’envie de fonder une famille.
- Je n’ai pas pleuré à la mort de mon père, de ma mère, de Carmet, de Barbara et de Truffaut. Car, pour moi, tous ces gens que j’ai aimés ne sont pas morts. Ils sont là, sans arrêt, autour de moi, et nous nous parlons.