On parle toujours de rencontrer la femme de sa vie. Mais le jour de son enterrement, en allant au cimetière, on peut parfaitement croiser la femme de sa mort.
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- Ce ne sont point les lieux où un grand homme est né et où il est mort qu’il faut visiter pour lui rendre hommage. Ce sont les lieux qu’il admirait entre tous...
- C’est avec les épouses tristes qu’on fait les veuves joyeuses.
- Je lègue tous mes biens à mon épouse, à condition qu’elle se remarie. Ainsi, il y aura tout de même un homme qui regrettera ma mort.
- Si ma femme doit être veuve un jour, j’aimerais mieux que ce soit de mon vivant.
- Les Irlandais. Ce peuple est si malheureux qu’il a toujours festoyé la mort comme une amie, et que nul danger ne peut l’éloigner d’une cérémonie funèbre.
- Défiez-vous des choses posthumes : quel que soit l’esprit avec lequel une vieille femme parle de sa beauté perdue il y a toujours dans sa louange la funèbre solennité de l’office des trépassés.
- C’est important de mettre des photos sur les tombes. Sinon on n’est plus qu’un nom. La mort emporte aussi les visages.
- Mourir, ce n’est jamais que contraindre sa conscience, au moment même où elle s’abolit, à prendre congé de quelques quartiers physiques actifs ou somnolents d’un corps qui nous fut passablement étranger puisque sa connaissance ne nous vint qu’au travers d’expédients mesquins et sporadiques.
- La mort, selon les sauvages, est une grande femme fort belle, à laquelle il ne manque que le coeur.
- Une visite de condoléances, cela apprend à vivre, à se tenir. A oublier le mort. Eh oui, c’est comme ça ! Il faut oublier pour se souvenir.
- N’oubliez pas que, si longue vous apparaisse votre existence, votre mort, elle, est éternelle.
- Ma mort est comme une sentinelle, lasse de tout ce qu’elle a pris.
- Faire son deuil, c’est lancer une poignée de vie dans les yeux de la mort. On sait qu’elle n’en sera aveuglée qu’un bref instant, mais cela fait du bien.
- Je suis vivant, bien portant et indifférent aux rumeurs sur ma mort. Mais si j’étais mort, je serais le dernier au courant !
- Le jour de notre mort traverse chaque jour de notre vie comme une eau plus sombre dans l’eau limpide, mais nous sommes trop agités pour le voir et saluer comme il convient notre prochaine disparition dans toutes présences du monde.