Ma mort est comme une sentinelle, lasse de tout ce qu’elle a pris.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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En fait, au fond, toujours ceci : comme si j’étais comme mort.
Elas ! Pourquoy m’a elle procuree
Mort a demy sans l’avoir assouvie ?
Vie en langueur, telle est ma destinee
Quant je ne voy ma doulce dame en vie.
Otez-la moi, cette vie odieuse et insupportable, car, dans le désespoir où vous me jetez, la mort sera une faveur pour moi.
La mort suit de près ce qui a osé être.
Coma : la mort comme si vous y étiez.
Je n’ai plus peur de mourir. Je croyais que la mort était trop ample pour moi. Non. Elle était à ma taille.
Mourir, ce n’est jamais que contraindre sa conscience, au moment même où elle s’abolit, à prendre congé de quelques quartiers physiques actifs ou somnolents d’un corps qui nous fut passablement étranger puisque sa connaissance ne nous vint qu’au travers d’expédients mesquins et sporadiques.
Mais la mort changeait peu de chose à cette intimité qui depuis des années se passait de présence ; l’impératrice restait ce qu’elle avait toujours été pour moi : un esprit, une pensée à laquelle s’était mariée la mienne.
La mort c’est un laisser-aller de trop.
Un peu profond ruisseau calomnié la mort.

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