Fille de paysans, elle avait été si bonne écolière que ses parents l’avaient laissée aller jusqu’au brevet supérieur.
Écrivaine, 1914-1996Fille de paysans, elle avait été si bonne écolière que ses parents l’avaient laissée aller jusqu’au brevet supérieur.
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Un barrage contre le Pacifique
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Elle se mariait donc, maudite de ses parents. Rejetée, excommuniée, le herem était sur elle. Impure, sale, reniée par les siens. Et elle avait fait le choix de ne pas suivre ses parents, la tradition ancestrale.
Elle nous adopta tous dans son cœur, suivit ma mère à la boucherie, me fit un bout de conduite quotidienne sur le chemin de l’école.
Mme de Genlis était quelque chose de plus encore qu’une femme-auteur, elle était une femme enseignante ; elle était née avec le signe au front.
Tous les ouvrages de puériculture elle les avait lus et surtout ceux qui lyrisent à en pâmer les maternités, ces livres qui vous libèrent, si vous les assimilez entièrement, de l’envie de copuler.
En se prêtant avec complaisance aux demandes raisonnables des parents, il [l’instituteur] se gardera bien de sacrifier à leurs capricieuses exigences ses principes d’éducation et la discipline de son école.
Mes parents l’ont écrit dans leur autobiographie : ils n’ont jamais désiré avoir un enfant. Ma mère, je l’ai surtout fait chier dans sa carrière. Avec mon père, j’ai eu des rapports agréables, mais plutôt copain-copain. Ils pensaient surtout à leur métier.
Ma maman m’a fait croire que mon talent est un cadeau et une bénédiction.
Le succès fut toujours un enfant de l’audace.
Une seule terreur, tenace, un jour peut-être elle jugerait ses parents.
Elle usoit d’une instance vehemente et pressante, qui ne desistoit jamais qu’elle ne fust venue à chef de son entreprise.

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