Elle a pourri la vie de sa belle-fille jusqu’au bout. Paix à son âme, c’était une sainte femme, avait ajouté Manuela – qui vouait à la jeune Mme Meurisse une haine racinienne – en guise d’oraison funèbre.

Elle a pourri la vie de sa belle-fille jusqu’au bout. Paix à son âme, c’était une sainte femme, avait ajouté Manuela – qui vouait à la jeune Mme Meurisse une haine racinienne – en guise d’oraison funèbre.

Partager sur
Source vérifiée
L'élégance du hérisson
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Elle se mariait donc, maudite de ses parents. Rejetée, excommuniée, le herem était sur elle. Impure, sale, reniée par les siens. Et elle avait fait le choix de ne pas suivre ses parents, la tradition ancestrale.
Maudit qui brise une femme, qui lui ôte ce qu’elle avait de fierté, de courage, d’âme !
Est-ce qu’elle ne faisait pas comme la substance de son cœur, le fond même de sa vie ?
Superbe, elle a voulu vivre à votre corsage.
Elle meurt de dépit sous un trop beau visage.
Au fil des mois, la pratique des livres dans laquelle elle n’avait vu à l’origine que le symbole de sa libération et l’instrument d’une revanche sur le destin, finit par se muer en passion toute pure.
La vraye amour et bienvueillance qu’ilz luy portoient.
À peine éblouie par sa gloire, sachant qu’elle lui a tout donné : courage, force, génie, respect de l’ordre et sens du devoir, elle s’efface et reste seule à ne pas perdre la tête au milieu de l’éblouissement du miracle impérial.
L’amour est mort j’en suis tremblant J’adore de belles idoles Les souvenirs lui ressemblant Comme la femme de Mausole Je reste fidèle et dolent.
La mort, selon les sauvages, est une grande femme fort belle, à laquelle il ne manque que le cœur.
Du temps qu’on l’aimait, lasse d’elle-même, elle avait juré d’être cet amour, elle en fut le charme et lui le poème, la terre est légère aux serments d’un jour.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.