Au fil des mois, la pratique des livres dans laquelle elle n’avait vu à l’origine que le symbole de sa libération et l’instrument d’une revanche sur le destin, finit par se muer en passion toute pure.
Image : Au fil des mois, la pratique...

Citations similaires à "Au fil des mois, la pratique..." :
- En vérité la soif de confort assassine la passion de l’âme et va en ricanant à son enterrement.
- Elle aura bientôt enterré toute sa vie dans ses trous de mémoire.
- Elle avait du mal à envisager l’existence d’un paradis et d’un enfer éternels - la vie ressemble déjà assez à une condamnation, que cette condamnation se poursuive après la mort paraissait absurde et injuste.
- Le personnage se prépare au suicide) - Le courage de la mort lui gonfla l’âme.
- Mourir, ce n’est jamais que contraindre sa conscience, au moment même où elle s’abolit, à prendre congé de quelques quartiers physiques actifs ou somnolents d’un corps qui nous fut passablement étranger puisque sa connaissance ne nous vint qu’au travers d’expédients mesquins et sporadiques.
- Elle a pourri la vie de sa belle-fille jusqu’au bout. Paix à son âme, c’était une sainte femme, avait ajouté Manuela - qui vouait à la jeune Mme Meurisse une haine racinienne - en guise d’oraison funèbre.
- Quand elle le vit, elle ressentit ce coup de couteau au coeur que les personnes qui n’ont jamais été sidérées par l’amour prennent pour une métaphore.
- La dernière à se lever de son lit, tout simplement, comme si la vie entière était contenue dans les pages des livres, comme s’il suffisait de rester là, à l’abri, à contempler la vie de loin.
- Est-ce qu’elle ne faisait pas comme la substance de son coeur, le fond même de sa vie ?
- Le temps de la souffrance était révolu, et pourtant elle aurait voulu qu’il n’en fût rien, elle aurait voulu qu’il en restât toujours une trace - une grimace de douleur, un frisson, une partie de sa colère non encore assouvie.
- La musique du bal bourdonnait encore à ses oreilles, et elle faisait des efforts pour se tenir éveillée, afin de prolonger l’illusion de cette vie luxueuse qu’il lui faudrait tout à l’heure abandonner.
- Cette femme avait compris une vérité capitale, que la plupart des gens n’apprenaient jamais. Qu’on forge soi-même son destin.
- Mais la mort changeait peu de choses à cette intimité qui depuis des années se passait de présence l’impératrice restait ce qu’elle avait toujours été pour moi : un esprit, une pensée à laquelle s’était mariée la mienne.
- À peine éblouie par sa gloire, sachant qu’elle lui a tout donné : courage, force, génie, respect de l’ordre et sens du devoir, elle s’efface et reste seule à ne pas perdre la tête au milieu de l’éblouissement du miracle impérial.
- Tous les ouvrages de puériculture elle les avait lus et surtout ceeux qui lyrisent à en pâmer les maternités, ces livres qui vouslibèrent, si vous les assimilez entièrement, de l’envie de copuler.