Le temps de la souffrance était révolu, et pourtant elle aurait voulu qu’il n’en fût rien, elle aurait voulu qu’il en restât toujours une trace - une grimace de douleur, un frisson, une partie de sa colère non encore assouvie.
Image : Le temps de la souffrance était...

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- Sur ses traits fins se lisait même une expression d’angoisse, comme si la griffe ancienne de la souffrance restait plantée dans ce bonheur trop neuf.
- Si l’on cache sa souffrance elle disparaît.
- Pouvoir souffrir seul est un grand avantage. Qu’arriverait-il si le visage humain exprimait fidèlement toute la souffrance du dedans, si tout le supplice intérieur passait dans l’expression ?
- Je vois que toujours la souffrance engendre une plus grande connaissance de la vérité que la sérénité de tous les sages. Ce que je sais, ce sont des malheureux qui me l’ont appris; ce que j’ai vu, c’est le regard de la douleur qui me l’a montré.
- Quand une personne vous fait souffrir, c’est parce qu’elle souffre profondément à l’intérieur d’elle-même, et sa souffrance déborde. Elle n’a pas besoin de punition, elle a besoin d’aide. C’est le message qu’elle envoie.
- Elle ne voulait pas savoir le comment des choses, mais le pourquoi. Ce qui peut être gênant. On se demande le pourquoi d’un tas de choses et on finit par se rendre très malheureux, à force. Il vaut bien mieux pour cette pauvre fille qu’elle soit morte.
- Elle pleure parce que son coeur s’est remis à battre aujourd’hui alors qu’elle n’y croyait plus depuis longtemps. Elle a eu une vie plus dure que ce qu’elle aurait imaginé. Elle a surtout connue la solitude.
- La peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine mène à la souffrance.
- Elle n’avait plus l’insouciance de la jeunesse qui digère toutes les tragédies parce qu’elle a le temps pour elle.
- A vingt ans, la rupture entre le plein et le vide est brutale. On ne sait pas se prévenir de la souffrance. Le bonheur qui nous arrive, on le croit éternel. Puis un jour on s’aperçoit que l’un et l’autre se remplace : la souffrance, le bonheur.
- Jane ne lui en voulait pas. On l’avait tant auscultée que son corps avait perdu toute capacité d’émotion charnelle. Une main sur sa peau lui donnait envie de dire 33.
- Après avoir souffert, il faut souffrir encore; Il faut aimer sans cesse, après avoir aimé.
- Au fil des mois, la pratique des livres dans laquelle elle n’avait vu à l’origine que le symbole de sa libération et l’instrument d’une revanche sur le destin, finit par se muer en passion toute pure.
- La souffrance est le fil dont l’étoffe de la joie est tissée. Jamais l’optimiste ne connaîtra la joie.
- Comme elle avait dû soufrir, la pauvre, de mon innocent bavardage, tandis qu’étendue sur le gril brûlant de l’impatience elle attendait, l’âme tremblante, un premier geste de tendresse ou tout au moins que je m’aperçusse de son amour !