Sur ses traits fins se lisait même une expression d’angoisse, comme si la griffe ancienne de la souffrance restait plantée dans ce bonheur trop neuf.
Image : Sur ses traits fins se lisait...

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- L’enthousiasme est frère de la souffrance.
- Plus on a de la souffrance, plus on a de la joie.
- Le luxe et l’éclat de la fleur affirment que le bonheur est au bout de la passion satisfaite; son affaiblissement et ses pâles couleurs, que la souffrance est au bout de la passion comprimée.
- Il demeurait immobile, abruti d’étonnement et de souffrance...
- D’où viennent ces influences mystérieuses qui changent en découragement notre bonheur et notre confiance en détresse ?
- Pouvoir souffrir seul est un grand avantage. Qu’arriverait-il si le visage humain exprimait fidèlement toute la souffrance du dedans, si tout le supplice intérieur passait dans l’expression ?
- Le temps de la souffrance était révolu, et pourtant elle aurait voulu qu’il n’en fût rien, elle aurait voulu qu’il en restât toujours une trace - une grimace de douleur, un frisson, une partie de sa colère non encore assouvie.
- La souffrance est une sorte de besoin de l’organisme de prendre conscience d’un état nouveau qui l’inquiète, de rendre la sensibilité adéquate à cet état.
- Le souvenir du bonheur n’est plus du bonheur, le souvenir de la douleur est de la douleur encore.
- La souffrance forme le tissu de l’existence, elle est le lieu où la vie devient vivante, la réalité et l’effectivité phénoménologique de ce devenir.
- En réalité, dans l’amour il y a une souffrance permanente, que la joie neutralise, rend virtuelle, ajourne, mais qui peut à tout moment devenir ce qu’elle serait depuis longtemps si l’on n’avait pas obtenu ce qu’on souhaitait, atroce.
- Combien de dépressions, de sociopathies, de vacuités existentielles se cachent derrière les déguisements du bonheur photogénique ?
- Il n’est pire douleur que le souvenir du bonheur au temps de l’infortune.
- J’ai des bonheurs mais jamais un bonheur complet. Je suis habitée par une souffrance confuse et profonde, qui ne me quitte jamais.
- Si je ne sentais pas ma misère, comment pourrais-je sentir ma joie qui est fille aînée de ma misère et qui lui ressemble à faire peur ?