Sur ses traits fins se lisait même une expression d’angoisse, comme si la griffe ancienne de la souffrance restait plantée dans ce bonheur trop neuf.
Écrivain, 1881-1958Sur ses traits fins se lisait même une expression d’angoisse, comme si la griffe ancienne de la souffrance restait plantée dans ce bonheur trop neuf.
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Les tbibault
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Il n’est pire douleur que le souvenir du bonheur au temps de l’infortune.
Qui a tété la vie connaît le sein de l’angoisse.
D’où viennent ces influences mystérieuses qui changent en découragement notre bonheur et notre confiance en détresse ?
L’enthousiasme est frère de la souffrance.
Le remords s’endort devant un destin prospère, et s’aigrit dans l’adversité.
Le bonheur d’une âme sensible est altéré par l’aspect de la plus légère souffrance, c’est pour elle le pli de rose du Sybarite.
La tristesse rend vieux avant l’heure.
Combien de dépressions, de sociopathies, de vacuités existentielles se cachent derrière les déguisements du bonheur photogénique ?
Quand le venin de la malveillance s’insinue dans un cœur, il double le fardeau de celui qui nourrit ce mauvais sentiment : il sent le poids de ses propres malheurs et la vue du bonheur d’autrui le fait gémir.
Il demeurait immobile, abruti d’étonnement et de souffrance…

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