Si je ne sentais pas ma misère, comment pourrais-je sentir ma joie qui est fille aînée de ma misère et qui lui ressemble à faire peur ?
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- Le bonheur se donne à celui qui a vaincu sa peur de vivre et qui considère sa vie comme une étincelle sacrée, dans la continuité des âges.
- Quand on a peur de la joie, il reste la douleur.
- La parole, me semble t-il, délivre de la peur de la mort, et si elle pouvait m’aider à la repousser, à lui échapper, je serais alors le porc-épic le plus heureux du monde.
- Le bonheur d’une âme sensible est altéré par l’aspect de la plus légère souffrance, c’est pour elle le pli de rose du Sybarite.
- J’ai des bonheurs mais jamais un bonheur complet. Je suis habitée par une souffrance confuse et profonde, qui ne me quitte jamais.
- Le bon sens populaire a fait, depuis longtemps, justice d’une expression malheureuse : on ne dit plus jamais fille de joie, on pense parfois fille de douleur.
- On me croit pessimiste, mais ceux qui ne savent pas que je recherche avant tout le bonheur, la sainte joie de vivre, ceux-là ne me connaissent ni ne me comprennent pas du tout. Tout ce qui est triste me paraît suspect.
- La pitié, plus que tout autre sentiment, est une émotion cultivée; c’est un enfant qui en aura le moins. La pitié provient de la mémoire de l’homme, des dépôts successifs de l’expérience, de l’angoisse et de la douleur de la vie.
- Bouleversé, je pleurai. Je pleurai de la peur que ma mère avait eue pour ma vie, peu m’importait, ces larmes se chargeaient d’une douleur autrement profonde, lourde, si elles me débordaient c’est que ces larmes en moi touchaient enfin l’extrémité des choses, l’extrémité de toute la vie.
- Sur ses traits fins se lisait même une expression d’angoisse, comme si la griffe ancienne de la souffrance restait plantée dans ce bonheur trop neuf.
- Je connais bien le sentiment de tristesse qu’inspire la précarité de toute chose, je l’éprouve à chaque fois qu’une fleur se fane. Mais il s’agit là d’une tristesse sans désespoir.
- Tu voudrais ranimer mon coeur : Sur ce front pâle et sans jeunesse Ne vois-tu pas que la tristesse A banni l’espoir du bonheur ?
- Soit voué, misérable, à l’angoisse, à la haine, a la luxure, à la soif de l’or et du sang, a la peur, avant-goût de l’ardente Géhenne !
- Le mal dont je souffre est le manque de tendresse Qui serre notre époque au gosier : je suis Malade d’un monde où l’on n’est jamais aimé.