Le souvenir du bonheur n’est plus du bonheur, le souvenir de la douleur est de la douleur encore.
1788-1824Le souvenir du bonheur n’est plus du bonheur, le souvenir de la douleur est de la douleur encore.
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Oeuvres complètes
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Il n’est pire douleur que le souvenir du bonheur au temps de l’infortune.
Il n’est pas de douleur plus grande que de se souvenir des temps heureux dans la misère.
Le bonheur ne laisse pas de traces, il s’évanouit avec le passé, mais la souffrance reste.
Sans apprentissage de la douleur, le bonheur n’est pas solide.
Quand on a peur de la joie, il reste la douleur.
Et puis la tristesse passera, elle aussi, comme le bonheur, comme la vie, comme les souvenirs qu’on oublie pour moins souffrir.
La souffrance a son côté de joie, le désespoir a sa douceur et la mort a un sens.
Qui connaît sa douleur la décime. Mais qui connaît sa joie la décuple.
Plus un être est accompli, plus profondément il ressent la douleur et le bonheur.
Ton chagrin n’est qu’une joie et ton malheur est un bonheur à côté du mal qui me ronge et me détruit. Quand on est habitué à vivre dans le plaisir et la joie, un petit malheur semble plus insupportable qu’à quelqu’un d’un peu endurci par la vie.

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