Le bonheur ne laisse pas de traces, il s’évanouit avec le passé, mais la souffrance reste.
Poète, 1903-1976Le bonheur ne laisse pas de traces, il s’évanouit avec le passé, mais la souffrance reste.
Poète, 1903-1976Partager sur
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Les Enfants du limon
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Il n’est pas certain que le bonheur survenu trop tard, quand on ne peut plus en jouir, quand on n’aime plus, soit tout à fait ce même bonheur dont le manque nous rendit jadis si malheureux.
Le bonheur c’est pas grand chose, c’est juste du chagrin qui se repose.
La souffrance est le fil dont l’étoffe de la joie est tissée. Jamais l’optimiste ne connaîtra la joie.
Et si le bonheur n’existe pas ? C’est que le malheur non plus n’existe pas. Et cela est un bonheur qui en vaut bien d’autres.
Le seul bonheur qui dure et se prolonge jusqu’à notre fin, c’est un bonheur fade.
Le dernier degré du bonheur est l’absence de tout mal.
Le souvenir du bonheur n’est plus du bonheur, le souvenir de la douleur est de la douleur encore.
Si l’on ne souffrait pas de temps en temps, le bonheur ne serait plus supportable.
Il n’y a pas de vrai bonheur sans qu’il s’y mêle un petit peu le sens du malheur…
J’ai des bonheurs, mais jamais un bonheur complet. Je suis habité par une souffrance aiguë, confuse et profonde, qui ne me quitte jamais.

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