La souffrance forme le tissu de l’existence, elle est le lieu où la vie devient vivante, la réalité et l’effectivité phénoménologique de ce devenir.
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- Notre souffrance, dans l’immédiat, est faite pour s’intégrer dans l’ordre du monde, où elle se transforme en équilibre, donc en bonheur.
- Toute notre vie est souffrance. Naître, c’est souffrir. Vieillir, c’est souffrir. Perdre l’amour, c’est souffrir. Mourir, c’est souffrir...
- La souffrance est une sorte de besoin de l’organisme de prendre conscience d’un état nouveau qui l’inquiète, de rendre la sensibilité adéquate à cet état.
- Créer, - voilà la grande délivrance de la souffrance, voilà ce qui rend la vie légère.
- La souffrance vous fait vivre le temps en détail, moment par moment. Ce qui veut dire que le temps existe pour vous. Et, il glisse sur ceux qui ne souffrent pas; ils ne vivent pas le temps, jamais.
- Pour moi, la vie a un sens. Et, si la vie a un sens, la souffrance aussi en a un, même si elle peut paraître révoltante et même incompréhensible.
- A vingt ans, la rupture entre le plein et le vide est brutale. On ne sait pas se prévenir de la souffrance. Le bonheur qui nous arrive, on le croit éternel. Puis un jour on s’aperçoit que l’un et l’autre se remplace : la souffrance, le bonheur.
- Le grand thème de la vie, c’est la lutte et la souffrance.
- La souffrance a son côté de joie, le désespoir a sa douceur et la mort a un sens.
- La souffrance ne peut avoir de sens que quand elle ne mène pas à la mort, et elle y mène presque toujours.
- En réalité, dans l’amour il y a une souffrance permanente, que la joie neutralise, rend virtuelle, ajourne, mais qui peut à tout moment devenir ce qu’elle serait depuis longtemps si l’on n’avait pas obtenu ce qu’on souhaitait, atroce.
- Il n’y a que les êtres heureux pour savoir ce qu’est la véritable souffrance.
- Ce qui abat, ce qui accable, ce qui détruit irrémédiablement l’âme, c’est la médiocrité de la douleur et de la joie, la souffrance égoïste et mesquine.
- La souffrance invisible, c’est la souffrance latente qui est omniprésente tant que nous sommes sous l’emprise de l’ignorance, de l’attachement au moi et d’une perception erronée de la réalité.