Créer, c’est la grande délivrance de la douleur, et l’allègement de la vie.
Écrivain, 1844-1900 Image : Friedrich Hermann Hartmann, Domaine public, Wikimedia Commons Créer, c’est la grande délivrance de la douleur, et l’allègement de la vie.
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Source secondaire
Ainsi parlait Zarathoustra (1885), partie II, chapitre « Sur les îles bienheureuses », p. 115
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La souffrance forme le tissu de l’existence, elle est le lieu où la vie devient vivante, la réalité et l’effectivité phénoménologique de ce devenir.
C’est par la souffrance que l’on grandit le plus.
Notre souffrance, dans l’immédiat, comme vous dites, est faite pour s’intégrer dans l’ordre du monde, où elle se transforme en équilibre, donc en bonheur.
Cette vie d’ici-bas est un voile que la souffrance et la maladie rendent plus épais à certaines âmes, qui ne se soulève que par moments pour les organisations les plus solides, et que la mort déchire pour tous.
La souffrance comme seul horizon laisse parfois entrevoir l’amortissement comme solution…
Toute notre vie est souffrance. Naître, c’est souffrir. Vieillir, c’est souffrir. Perdre l’amour, c’est souffrir. Mourir, c’est souffrir…
Toutes les formes créées sont irréelles. » Une fois que la sagesse a fait comprendre cela, on est à l’épreuve de la douleur. Ceci est le sentier de la pureté.
Il n’est pas vrai qu’il faut souffrir pour créer. Il suffit de savoir comprendre.
Sauf la souffrance physique, tout est imaginaire.
O douleur ! O douleur ! Le Temps mange la vie, et l’obscur Ennemi qui nous ronge le cœur Du sang que nous perdons croît et se fortifie !

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