Ce qui abat, ce qui accable, ce qui détruit irrémédiablement l’âme, c’est la médiocrité de la douleur et de la joie, la souffrance égoïste et mesquine.
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- Le désir de posséder est la source de la souffrance.
- La souffrance est l’oraison de ceux qui ne pensent ni ne prient.
- Notre souffrance, dans l’immédiat, est faite pour s’intégrer dans l’ordre du monde, où elle se transforme en équilibre, donc en bonheur.
- Une grande âme est au-dessus de l’injure, de l’injustice, de la douleur, de la moquerie; et elle serait invulnérable si elle ne souffrait par la compassion.
- La souffrance invisible, c’est la souffrance latente qui est omniprésente tant que nous sommes sous l’emprise de l’ignorance, de l’attachement au moi et d’une perception erronée de la réalité.
- Moi je suis méchante : ça veut dire que j’ai besoin de la souffrance des autres pour exister.
- Toute souffrance est causée par l’ignorance. Les gens infligent des souffrances aux autres dans la poursuite égoïste de leur bonheur ou de leur satisfaction.
- Toute notre vie est souffrance. Naître, c’est souffrir. Vieillir, c’est souffrir. Perdre l’amour, c’est souffrir. Mourir, c’est souffrir...
- Le désir a pour but la satisfaction. Si nous voulons toujours plus, ce but n’est jamais atteint, et au lieu du bonheur nous trouvons la souffrance.
- La souffrance physique, on la subit. La souffrance morale, on la choisit.
- Avoir l’expérience du malheur ne suffit pas, car on est toujours malhabile avec les autres. Leur souffrance n’est jamais comparable à la nôtre.
- A vingt ans, la rupture entre le plein et le vide est brutale. On ne sait pas se prévenir de la souffrance. Le bonheur qui nous arrive, on le croit éternel. Puis un jour on s’aperçoit que l’un et l’autre se remplace : la souffrance, le bonheur.
- La souffrance forme le tissu de l’existence, elle est le lieu où la vie devient vivante, la réalité et l’effectivité phénoménologique de ce devenir.